Les pêches de bruno

15 septembre 2013

Fermeture ? ... à fond la forme !

    Comme chaque année, c'est avec un mélange de joie et d'amertume que nous nous retrouvons au bord de l'eau pour aborder la fermeture de la truite en première catégorie. C'est devenu une tradition depuis une paire d'années, et j'espère pour longtemps, faire la fermeture avec Lolo dans les gorges de la Vis.     C'est un mélange de randonnée, sortie VTT et pêche. En effet, l'accès à ces parcours se fait d'abord par une descente en VTT sur quelques kilomètres, puis il faut crapahuter tout au long de la partie de pêche dans des endroits plus fréquentés par les sangliers que par les pêcheurs. Le retour est toujours épique et un grand moment de sport !

 

 

     08H20, je suis un peu en avance au point de rendez-vous. Lolo, vient de me prévenir qu'il aurait quelques minutes de retard. J'en profite pour m'équiper mais aussi pour finir mon petit déjeuner avec ces quelques mûres magnifiques qui décorent ce roncier si peu abordable.

 

     08H45, lolo vient d'arriver, il s'équipe à son tour et nous prenons par précaution une veste et un imperméable, même si pour l'instant il fait beau avec une température fraîche mais agréable.

 

     09H00, nous voici prêts à partir pour l'aventure lorsque nous commençons à sentir quelques gouttes alors que le soleil est là et le ciel presque tout bleu... Il en faudrait bien plus pour nous arrêter de toute façon, nous posons donc pour la photo traditionnelle et enclenchons les premiers tours de roues. Quelques minutes plus tard, après avoir contourné la première montagne qui nous bouchait quelque peu la vue, nous comprenons pourquoi ces quelques gouttes et pensons que nous avons bien fait de prendre vestes et imperméables. Ici le ciel est chargé de nuages gris et un léger arc-en-ciel nous montre le chemin.

 

     09H30, il nous aura fallu trente minutes de descente vertigineuse pour rallier le point où nous laissons les vélos à l'abri et où débute vraiment la session de pêche. Lolo veut découvrir la rivière plus en amont, nous décidons donc de remonter celle-ci jusqu'au niveau où nous nous sommes arrêtés l'année dernière.

 

     10H00, cette fois la pêche commence ici ! Lolo change sa tenue de sport pour celle de pêcheur, pendant ce temps je m'essaie à quelques lancers sur ce premier courant. La rivière est ici aussi très belle, même si son niveau est exceptionnellement bas. Les postes s'enchaînent en ce début de journée mais les poissons restent invisibles. Rien au lancer, rien à la mouche et rien non plus dans l'eau qui se promène. Les conditions ne semblent pas être réunies pour faire une grande partie de pêche aujourd'hui sachant qu'en plus elles se dégradent à une vitesse folle.

 

     13H00, nous décidons de manger un morceau sur cette fin de pool qui nous permettra peut-être de voir sortir quelques truites où apercevoir, l'espoir fait vivre, un gobage. Le vent devenant si violent et la température ayant dégringolé, nous enfilons avec hâte veste et même imperméable pour ma part qui fera un très bon coupe vent.

 

     15H00, alors que je n'ai attrapé que deux petits poissons, Lolo fait à son tour monter deux truites coup sur coup dans le même courant. Un regain d'activité qui ne sera malheureusement qu'un pétard mouillé. Il faudra encore attendre trente minutes pour apercevoir enfin le premier gobage de la journée. Une petite truite vient de monter plusieurs fois juste devant nous, même si le poisson est plus que modeste, par les temps qui courent nous ne bouderons pas notre plaisir de le leurrer. Je filme d'ailleurs cette prise en direct qui ne restera pas comme un poisson trophée...Mais est-ce que le plaisir ne doit pas en être aussi fort ? N'est-ce pas ça l'essence même de la pêche...réussir à leurrer le poisson, quelque soit sa taille ou sa nature ?

 

     16H00, nous avons compris depuis longtemps que ce ne serait pas une fermeture exceptionnelle, nous nous penchons sur un autre problème qui va être de trouver une trouée, dans cette végétation plus qu'épaisse, qui nous permettra de regagner le GR qui se trouve, nous l’espérons quelques quarante ou cinquante mètres au dessus de nos têtes. Nous avons déjà fait un essai infructueux quelques centaines de mètres plus en aval, mais maintenant il est temps de trouver un accès car si nous devons rebrousser chemin par l'eau jusqu'à notre point de départ,la nuit accompagnera nos derniers pas...

 

     16H15, nous trouvons non sans mal une porte de sortie qui nous ramène sur un sentier qui rejoint lui-même le GR. La route du retour nous semble longue mais qu'aurait-elle été si nous avions rebroussé chemin...

 

     17H00, nous avons rallier le point de départ où nous attendent sagement nos vélos. Un dernier petit lancer, un dernier regard pour ces paysages magnifiques que nous ne reverrons que l'année prochaine.

 

     18H00, une dernière bise à Lolo et nous prenons chacun notre route. Difficile de ne pas s'arrêter une dernière fois plus en aval... Les postes de pêche sont tous occupés par de nombreuses voitures, je dois donc me résigner à tenter ma chance sur un parcours qui se situe en toute fin de rivière, juste avant que celle-ci ne se jette dans le fleuve Hérault. Ici, les truites bien moins nombreuses, côtoient les poissons blancs dominants. J'arrive tout de même à ferrer une dernière petite Fario d'une vingtaine de centimètres qui va pouvoir maintenant passer quelques jours paisibles sans la présence de pêcheurs.

 

 

     Si cette journée ne fût pas une réussite au niveau de la pêche, elle en reste quand même un grand moment de partage, de bonne humeur, de loisirs et de découverte. Qu'elle chance de pouvoir partager une même passion avec son frère. Frérot..., la Vis...à bientôt !

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23 juin 2013

Bouillouses 2013...il y rôde un monstre.

 

    Le réveil sonne en ce matin du vendredi 21 Juin, ça y est nous y sommes... La date du départ pour un week-end de pêche en lac et rivière de haute montagne, avec Lolo et Pep's, est enfin là. C'est Lolo qui nous offre ce week-end pêcheur à l'hôtel des Bones Hores, en demi-pension, au pied du lac des Bouillouses qui se situe à 2050 mètres d'altitude. On ne déroge pas aux bonnes règles, et c'est après avoir déposé Eva à l'école à 09h15, que je prends la route de Jacou, afin de récupérer Pep's et son matériel. Les bisous aux filles ce matin étaient un peu plus longs que d'habitude et chargés d'émotions car je les laisse pour la première fois pendant trois jours...

 

     10H15, je repars de la maison familiale avec Pep's en direction cette fois-ci de Coursan, pour prendre Lolo. Il nous faut une bonne heure de route afin de le rejoindre, celle-ci est rapidement avalée par les récits de Pep's sur sa dernière sortie au Loup, à Carnon, qui s'est soldée par la prise d'un joli poisson.

     11H45, Lolo nous attend dans le jardin, au téléphone avec maman qui se languit déjà sûrement de notre retour. Il nous a concocté un bon repas, que nous prenons sur la terrasse à l'ombre, tant la température est agréable. Le soleil chauffe fort aujourd'hui et le thermomètre affiche déjà vingt-sept degrés...

     13H15, cette fois-ci la voiture est pleine, les bagages et le matériel de pêche occupent une moitié entière de la voiture...nous l'autre. Deux heures quinze et quelques cent soixante kilomètres nous séparent maintenant de notre Graal.

     La première partie de notre parcours se fait sur l'autoroute par un grand soleil, mais les nuages noirs que nous apercevons au loin, accrochés aux montagnes, nous font craindre le pire. Jusqu'à Perpignan le soleil nous accompagne, c'est aux alentours d' Ille-sur-Têt que la météo commence a se gâter sérieusement. Les choses ne vont qu'empirer, au fil de la montée vers le col.

     15H45, nous sommes arrivés au pied de l'hôtel, le cadre est grandiose même s'il nous est difficile de l'apprécier à sa juste valeur, tant la météo ici est triste. Nous venons de perdre plus de quinze degrés, il fait ici seulement onze degrés et les nuages sombres nous frôlent la tête. Pourtant il en faudrait bien plus pour doucher notre enthousiasme. Nous nous pressons de sortir les bagages de la voiture afin de prendre possession des chambres, et nous projeter le plus rapidement possible vers le début de notre aventure.

     16H20, garés au bord de la Têt, nous enfilons rapidement nos cuissardes ou waders, gilets de pêche, casquettes et prenons enfin en main nos fouets. Lolo qui connaît le parcours pour l'avoir déjà pêché a bien choisi le coin car la rivière ici semble prometteuse malgré son niveau plus élevé qu'à l'habitude. Pep's remontera la rivière par la berge de droite, étant gaucher cela lui sera plus pratique, et nous les droitiers, par la gauche.

     16H30, Lolo ouvre les hostilités avec un premier poisson, après seulement trois minutes de pêche puis un second quelques minutes plus tard. Nous alternons les postes avec Lolo quand la largeur de la rivière ne nous permet pas de pêcher ensemble. Les prises s'enchaînent dans les minutes qui suivent, tant pour Lolo que pour moi, mais aussi pour Pep's qui nous a rejoints un peu plus en amont. Certes se sont des prises modestes, mais avec ces conditions météorologiques particulières, nous en tirons une certaine fierté quand même.

     19H00, Les conditions s'aggravent encore avec l’apparition d'une bruine glaciale, accompagnée d'une brise léchant la neige quelques mètres plus haut. Ce package va doucher nos derniers espoirs pour ce soir, nous posons encore notre mouche ça et là mais sans grande conviction.

     20H15, Nous regagnons la voiture, le thermomètre affiche six degrés...nous sommes abasourdis. Heureusement un bon repas au restaurant de l'hôtel nous attend pour nous réchauffer (salade de lardons-tranche d'agneau avec son gratin de patate-assiette de fromage-petit vin rouge-café ou infusion).

     22H30, une fois l'organisation de la journée du lendemain établie, nous regagnons nos chambres. Pep's loge au deuxième étage (Ch. 203) tandis que Lolo et moi sommes dans la même chambre (Ch.106) au premier étage. Deux lits individuels occupent l'ensemble de la pièce où seul s'ajoute une petite table et deux chevets. La chambre est équipée d'une petite salle de bain où l'on trouve toilette, lavabo et baignoire.

     23H00, Extinction des feux, il faut récupérer pour être en forme demain...

 

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     07H00, Tout le monde debout, une longue et belle journée nous attend. Le temps n'a plus rien à voir avec la veille, le ciel est immaculé d'un bleu azur et la température est déjà bien douce.

     07H10, Attablés dans la salle du restaurant, nous avalons notre copieux petit déjeuner.

     07H45, Nous voici équipés, prêts à prendre le départ du G.R des trois lacs. Nous entamons le début d'une marche agréable sur un sentier bien tracé et dans une forêt de grands pins magnifiques. On y croise un cairn et quelques vaches sauvages. Il nous suffit de vingt minutes pour atteindre le premier lac (Long d'en bas). Nous le longeons doucement lorsque nous apercevons une truite se promener le long de la berge, gobant ça et là. Lolo, le seul équipé du fouet ce matin, monte sa canne et s'apprête a tenter ce poisson. L'approche est délicate tant on est à découvert, la transparence extrême de l'eau n'arrange rien. Lolo pose sa mouche avec délicatesse et précision, la truite, qui fait toujours le même tour, passe et repasse sous la mouche sans y prêter attention. Lolo essaie à trois reprises sans plus de réussite, jusqu'à ce que la belle nous voit et prenne la fuite.

     Pep's et moi avons opté pour le lancer, c'est le vétéran de l’équipe qui va d'ailleurs subir la première attaque, sur un de ses tout premiers lancers. Équipé d'un poisson nageur suspending à longue bavette il semble avoir plus de réussite que moi qui peigne doucement le fond avec un vairon factice. Nous apercevons plusieurs autres poissons nous suivre mais aucun d'eux ne daigne attaquer les leurres.

     09H20, Alors que nous serpentons sur le sentier qui mène au second lac, j'entends tout à coup sonner mon téléphone...un, deux, trois......je ne sais plus combien je reçois de messages d'un coup. Je n'avais jusqu'ici pas de réseau c'est pourquoi je suis assailli tout à coup. J'en profite pour prendre des nouvelles de mes filles pendant que Lolo et Pep's continuent leur descente vers le deuxième lac (Lac noir). Tout le monde va bien, c'est donc avec plein d'entrain que je peux continuer tranquillement mon séjour. Heureusement que j'ai pris le temps d'appeler car je ne retrouverai jamais plus le réseau....

     09H30, Nous voici au pied du second lac, il n'a rien à voir avec le premier, ici les bordures sont très peu profondes et encombrées d'herbiers. Obligé par un gros bloc rocheux, a faire une montée ardue, Pep's s'en trouve les jambes et le souffle coupés. Hésitant à continuer de peur de ne pas avoir la force de faire le retour, Lolo sort la carte et s'aperçoit qu'il sera facile de rentrer par l'autre côté, la dénivellation étant quasi nulle. Pep's, remotivé par cette bonne nouvelle, a retrouvé ses jambes et nous pouvons continuer la pêche.

     09H40, Lolo aperçoit avant tout le monde, une truite se promener sur la bordure, dans l'ombre, et décide de tenter sa chance. Encore une fois le poser est précis et nous n'avons plus qu'a attendre le verdict. Celui-ci ne se fait pas trop attendre, puisque dans les secondes qui suivent, nous voyons la mouche disparaître dans un joli gobage. « PENDU ! » criais-je, ça y est Lolo vient de prendre le premier poisson de la journée. C'est une magnifique Fario de plus de trente centimètres.

     09H45, seulement quelques mètres plus loin, nous observons cinq truites se promener à quelques encablures de nous. Pep's a l'honneur de les essayer, son leurre est suivi plusieurs fois mais sans être attaqué. Dans ces cinq poissons, une se distingue plus des autres de part sa taille. C'est un poisson qui doit faire au moins trente-cinq centimètres. Je vais me poster quelques mètres plus haut pour essayer de les leurrer à mon tour. Après plusieurs passages infructueux, nous changeons et changeons encore de leurre, jusqu'à ce que ma cuillère vaironnée fasse enfin déclencher un réelle attaque. Malheureusement le poisson se décroche, mais j'ai quand même mes premières sensations de la journée.

     10H00, Nous avons rendu nos armes sur ces poissons qui sont plus rusés que nous aujourd'hui. Nous sommes à peine à sept ou huit mètres plus loin, lorsque nous repérons un autre poisson se promener en bordure. Il gobe, c'est un coup pour Lolo. La mouche se pose à l'endroit exact du dernier gobage, la truite s'en saisit, la soie se tend, la canne se plie devant tant de grâce et voilà la deuxième belle Fario pour Lolo. Encore une très belle prise, un poisson de trente centimètres avec une robe bien noire.

     Un autre poisson mouche quelques mètres au-dessus, Lolo à juste le temps de sécher sa mouche qu'il la repose déjà sur la surface de l'eau. Il faut quand même attendre presque une minute pour que la truite vienne s'en saisir. Le ferrage est bon, voilà la troisième prise pour Lolo, même si enchevêtrée dans les herbiers du bord, elle finira par se décrocher avant que l'on puisse voir sa frimousse.

     10H30, On ne l'arrête plus, alors que nous tentons en vain avec pep's de prendre un poisson au lancer, Lolo est déjà en train de sortir son quatrième poisson. Toutes aussi belles les unes que les autres, c'est encore un poisson d'une bonne trentaine de centimètres.

Ce n'est que justice, et cela me ravi, car il ne faut pas oublier que c’est grâce à Lolo, si nous sommes là aujourd'hui à partager ces moments merveilleux de pêche tous les trois.

     10H45, « POISSON » ça y est me voilà en train de combattre avec ma première belle truite de la journée. Un joli poisson qu'on peut classer dans la même catégorie que les précédents. Pep's est pour l'instant le moins chanceux de l'étape. Je lui propose de mettre le même leurre que moi puisque qu'il semble quand même avoir plus de résultats, ayant déjà décroché un ou deux autres poissons avant cette prise...Malheureusement pour l'instant rien n'y fait.

     11H30, Nous sommes cette fois-ci sur les bordures du troisième lac (Lac de Pradeille). Encore une fois celui-ci est bien différent des précédents. Complètement dégagé et facile d'accès si l'on y vient directement par l'autre côté, il est arpenté par des dizaines de touristes et pêcheurs. Le cadre n'en reste pas moins fabuleux et une petite photo pour l'éternité s'impose.

     12H00, Je pense que Pep's manque d'oxygène au cerveau quand je le vois monter une cuillère aux couleurs roses et vertes fluorescentes. Je me demande même s'ils le vendent ça...et pourtant la pêche n'est pas une science exacte, nous allons en avoir encore la preuve lorsque nous le voyons sortir son premier poisson avec ce leurre de foire.

    Ici les chevaux sauvages nous accompagnent sans sembler être perturbés par notre présence, on est vraiment dans un autre monde...

     12H15, Il est temps de prendre le chemin du retour en finissant la boucle du G.R. C'est à peine croyable, alors que je ne porte qu'un débardeur par cette journée chaude, nous arrivons a croiser des poches de neige encore gelées qui ne fondent même pas.

     13H10, Nous avons quitté les lacs et c'est au bord de la rivière la Têt, qui coule depuis le Lac des Bouillouses, que nous dégustons les casse-croûte pris à l'hôtel. Copieux repas constitué d'un taboulé agrémenté d'une tranche de jambon, d'une compote, d'une pomme, de deux petits pains, d'une pâte de fruit, d'une barre de céréales et d'un babybel.

     13H45, Je suis cette fois-ci équipé du fouet moi aussi comme le reste de l'équipe d'ailleurs. Je monte tranquillement un bas de ligne neuf avec une jolie mouche au corps vert et un dos en poil de chevreuil quand Lolo me dis, « Tu vas faire ce courant ». C'est un très beau courant qui coure doucement dans quatre-vingt centimètres d'eau, il longe trois gros troncs d'arbres couchés à cheval sur la rive et au dessus de la rivière. « Tu la fais passer juste devant, au bord, et fais gaffede ne pas attraper les branches dans l'eau en fin de courant... », tel son les conseils de Lolo avant que je lance ma mouche. Nous sommes le Samedi 22 Juin 2013 et je vais vivre la plus belle sensation de pêcheur à la mouche de ma vie.

     Pour être le plus discret possible je ne fais que deux faux lancers, juste assez pour sortir la soie nécessaire avant de poser délicatement la mouche. Je suis content de mon poser, il est doux et précis. Nous observons avec Lolo descendre ma mouche tranquillement lorsque monte de nulle part une truite phénoménalement grosse. Nous pensons d'abord à une bûche qui se serait décollée du fond, mais les points rouges et noirs qui décorent sa robe marron foncé ne laisse aucune place au doute. Elle monte presque au ralenti prendre ma mouche en surface, je la laisse replonger sans paniquer, même si je pense être en apnée à ce moment là, puis tends la soie doucement pour un ferrage en douceur. La soie glisse a m'en brûler les doigts, c'est maintenant au tour du moulinet de crier sa douleur alors que la truite prend le large à une vitesse folle. « JE SAUTE ! JE SAUTE ! », rien ne peut m'arrêter à ce moment là, je survole les trois troncs avec une légèreté absolue et saute à l'eau sans regarder s'il y a quatre-vingt centimètres d'eau ou un mètre cinquante. Par chance la hauteur d'eau ne dépasse pas mes cuissardes mais peu s'en faut. La belle essaie d'abord de regagner un tas de branches sur la rive opposée, j'arrive tant bien que mal à l'en dissuader. Puis elle plonge vers l'aval et le courant puissant, là encore j'arrive à être décisif, je crie à Lolo, qui est pourtant à trente centimètres de moi... « METS TOI DERRIERE POUR LUI FAIRE PEUR, QU'ELLE NE REDESCENDE PAS !! » . Notre tactique fonctionne, elle remonte en passant juste devant mes jambes. Pep's, qui finissait encore son casse-croûte quand j'ai commencé à pêcher, est à deux doigts de s’étouffer en voyant la bête. Elle tente maintenant à plusieurs reprises de passer sous une souche mais je la bride toujours avec bonheur. « AIE ! J'AVAIS PAS VU CETTE BRANCHE ! », elle a réussi à passer sous une branche immergée et a entourer le fil autour, Lolo essaie de m'en dépêtrer mais lorsqu'il il y parvient la belle s'est fait la malle...je rembobine mon fil doucement, j’attrape ma mouche dans la main et là je m'aperçois que l'hameçon s'est ouvert !?! Je n'en reviens toujours pas qu'elle ait réussi à tordre mon hameçon.

     Nous restons tous les trois un peu abasourdis par ce poisson, comment une telle truite peut-elle hanter une telle rivière ?

     14H00, Pep's, boosté par ce qui vient de se passer, pose à son tour sa mouche en tête du même courant. A la surprise générale, malgré le vacarme que je viens de réaliser, il en fait monter une aussitôt. Il relance en plein milieu de la rivière au cœur d'un courant très rapide et là encore il fait monter un poisson. Une autre truite se met a moucher sur la rive opposée. seul Lolo, équipé de waders, peut aller la pêcher. Il traverse, se met en position et commence à faire passer sa mouche au niveau du gobage. C'est au bout du sixième passage au moins que la truite se décide à monter, cette fois-ci le ferrage est une réussite. C'est un petit poisson qui est remis à l'eau aussitôt.

     Je me retrouve à mon tour au milieu de la rivière et commence à pêcher vers l'amont, il ne faut pas attendre longtemps pour que je ferre une petite truite de dix-huit centimètres environ. Ce courant est décidément exceptionnel.

     D'autres petits poissons viennent égayer les minutes qui suivent pour tous les trois. Ensuite nous faisons traverser Pep's pour qu'il soit du bon côté pour un gaucher et avec Lolo comme la veille nous alternons les postes sur notre rive. La rivière ici prend la forme d'un torrent de montagne, les coups sont rares, il se caractérise par des fenêtres de quelques centimètres entre des bouillons où la mouche ne pêche qu'une ou deux secondes quelques fois.

     Ce type de rivière n'est pas la tasse de thé de Pep's, c'est pourquoi lorsque nous réussissons enfin à le retrouver, des centaines de mètres plus en amont, nous décidons de rebrousser chemin pour pêcher bien plus bas en aval, où la rivière a un tout autre visage.

     16H45, Nous voici sur une portion de la Têt qui n'a plus rien à voir avec ce que nous venons de pêcher, ici la rivière serpente tranquillement au beau milieu de grands près, en plein découvert.

     Malheureusement à peine arrivés, un vent très fort se met a souffler et nous gène considérablement. Alors que nous avons laissé Pep's sur un plat profond des plus prometteur, Lolo et moi commençons quelques mètres plus en aval. Ici il n'y a que Pep's qui va prendre un peu de plaisir, seulement au début, sur ce grand pool , où il va faire monter plusieurs petits poissons, mais aussi une très belle truite qu'il va malheureusement rater...deux fois !

     19H30, Nous voici remontés jusqu'au niveau où nous avons garé la voiture. Vu que les truites ont l'air d'avoir complètement disparues de la rivière, nous décidons d'arrêter là notre pêche et d'aller prendre un bon repas au restaurant.

     20H30, Cette fois-ci un petit apéro ouvre les débats, trois Monaco et quelques olives nous ouvrent tranquillement l’appétit. Le repas est composé ce soir d'un potage maison, d'une paëlla et pour moi d'une assiette de fromage comme la veille, alors que les deux gourmands qui m'accompagnent, eux, se font plaisir avec une énorme part de tarte au myrtille.

     22H30, il est temps d'aller se coucher maintenant. Nous avons décidé pour demain de pêcher l'Aude qui longe le chemin du retour, si l'on redescend par la route de Quillan.

     00H15, après avoir discuté un bon moment avec Lolo dans nos lits respectifs, nous nous rendons compte qu'il est plus que temps de dormir si nous voulons être opérationnels demain matin à 06H00.

 

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     06H00, Le temps est encore sublime ce matin, même si je m'aperçois que la température est fraîche, lorsque je prends une photo de la vue depuis notre chambre.

     08H00, Le petit déjeuner est pris, les chambres et autres casse-croûte sont réglés, c'est avec un grand soleil mais un petit pincement au cœur que nous quittons ce lieu exceptionnel.

     08H15, alors que nous patientons derrière la navette, derrière seule laquelle nous sommes autorisés à circuler, nous nous étonnons du bulletin météorologique que nous avons lu à la réception de l'hôtel. Il annonce de la pluie et des températures qui tournent autour de cinq ou six degrés pour toute la journée, alors qu'il fait un grand soleil et déjà une dizaine de degrés.

     08H45, Nous sommes maintenant sur la D60 en direction d'Axat, nous comprenons rapidement qu'ils ne se sont finalement pas trompés sur le bulletin météo-France car les nuages nous recouvrent maintenant et la température a chuté vertigineusement. La D118 qui longe l'Aude dans ses gorges nous laisse un goût amer, car c'est une rivière en crue, un torrent sale, qui nous accompagne. Les kilomètres ont beau s'enfiler, il faut se faire à l'idée qu'elle n'est pas pêchable dans cet état là. Il ne nous reste qu'un mince espoir, c'est celui d'une petite rivière qui porte le nom de Rébenty, elle coule au pays de Sault, quelques kilomètres plus en aval.

     10H00, Miracle ! Nous apercevons ce joli ruisseau qui coule des jours paisibles sous une végétation luxuriante. Ces eaux sont d'un niveau tout à fait normal et sa couleur légèrement trouble est tout à fait à notre goût. Nous respirons mieux car nous pensions que la journée était perdue pour la pêche.

     10H15, Nous essayons à tour de rôle de toucher un poisson. Pep's et moi avons opté pour le lancer léger, Lolo comme à son habitude est resté fidèle au fouet. Au bout de quelques minutes, Pep's à droit à la première petite attaque, mais le poisson ne se pique pas. Nous décidons de nous séparer et de nous étaler le long de la rivière, espacés de quelques centaines de mètres.

     10H40, Je sors ma première truite du Rébenty, c'est un petit poisson de dix-huit centimètres environ, sa robe grise argentée est sublime. Cinq minutes plus tard je ferre un nouveau poisson, plus grand celui-là, il mesure vingt-trois centimètres. Pep's me rejoint quelques minutes plus tard, il a aussi pris deux poissons de taille quasi similaire. Nous rejoignons Lolo qui à un peu moins de réussite en sèche, il faut dire que les conditions météo ne jouent pas en sa faveur.

     12H30, Alors que Lolo parvient tout de même a faire monter un poisson sur un courant magnifique qui lèche un muret en pierre, nous sentons bien que les dernières minutes de pêche sont là...

     14H00, C'est à Campagne-sur-Aude que Lolo a choisi de nous faire manger, afin de découvrir le fief de notre guide de pêche préféré, Yannick Rivière. Il est d'ailleurs présent quelque part sur la rivière puisque nous découvrons sa voiture sur le parking où nous sommes attablés. Un de ses collègues nous explique d'ailleurs qu'il est en pleine démonstration, plus en amont, avec un client Australien.

     17H00, Nous sommes revenus à Coursan où depuis quelques kilomètres à peine nous avons retrouvé un temps estival. Après avoir laissé Lolo et l'avoir remercié encore pour ce superbe week-end, je reprends la route pour ramener Pep's, cette fois-ci, à Jacou. C'est chose faite vers 18H00, où nous attend impatiemment maman avec un large sourire.

     19H00, J'arrive à mon tour à la maison et c'est un accueil bien chaleureux que je reçois quand je retrouve mes chéries.

 

     Il va sûrement falloir laisser passer quelques jours, pour que le goût amer de la fin d'un tel week-end, puisse passer. Mais combien faudra t-il de nuits, pour que le fantôme de cette truite fabuleuse, arrête de me hanter... ?

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31 mai 2013

Cette année le 31 Mai tombe en Novembre....

    Programmée depuis des mois, cette sortie mouche sur l'Homol à la date du 31 Mai, promettait d'être chaude et riche en prises. Ayant fait déjà plusieurs sorties sur cette rivière à des dates concordantes les années précédentes, je pensais savoir à quoi m'attendre et surtout ce que j'allais proposer comme prestation à Lolo, fan de pêche en sèche.... Le seul problème est que tout ne se passe toujours pas comme prévu....

 

     10H30, nous préparons nos cannes, le ciel est encore assez dégagé malgré de nombreux cumulonimbus. La température fraîche pour la saison, mais encore acceptable, se situe aux alentours des dix-sept degrés. Le vent souffle déjà assez fort par rafales mais nous attendons d'être au bord de l'eau pour savoir s'il sera vraiment gênant.

     10H50, Lolo attaque le premier courant qui lèche ce joli pont en pierre, c'est ici le début du parcours, connaissant la richesse de celui-ci en poisson, je me dis qu'on ne devrait pas tarder à voir notre première truite. Lolo, avec sa technique tout en finesse, le peigne avec une grande application. Sa petite mouche grise et jaune, tout en opposition avec les gros sedges que j'ai l'habitude d'utiliser, serpente sur chaque veine de courant, tournoie à la surface de chaque remous et danse sur chaque clapotis de courant. Seulement voilà, si les posers sont d'une rare finesse et précision, les résultats ne sont pas encore aux rendez-vous.

     C'est déçus et troublé que je me résigne à me dire qu'on ne fera pas un poisson sur ce premier poste qui est pourtant d'habitude si prometteur de belles journées. J'ose encore croire que ce n'est qu'une exception et que les prochains postes vont redorer le blason de cette belle rivière. J'ai quand même amené Lolo ici en lui vendant la rivière comme, soit habitées de petites truites mais présente en très grand nombre.

     Nous continuons en alternant les pêcheurs, un poste pour Lolo et un poste pour moi. Je me rends vite compte que j'ai beaucoup perdu, à force de délaisser le fouet pour d'autres techniques, mais coûte que coûte je garderai la mouche pour aujourd'hui.

     Les courants continuent a s'enchaîner sans réussite, si ce n'est un ou deux ratés, sur des truitelles qui ne feraient pas trembler un vairon....

     13H00, il est plus que temps d'aller se restaurer, les poissons sont toujours aussi absents, le temps se dégradent à une vitesse folle et la température a chuté d'au moins trois ou quatre degrés.

     Nous nous sommes rendus en voiture un peu plus en amont. La voiture garée sur un accotement, déjà occupé par un camion de chantier, dont le chauffeur trop occupé par sa sieste ne nous a même pas vu arriver, nous commençons a déballer sandwichs et autres saladières, désabusés par une matinée de pêche catastrophique et une nuisance sonore créée par le ralenti du moteur de cette chère benne de chantier. Heureusement les « ronflements » du camion cessent en même temps que ceux du chauffeur, qui vient d'avoir la bonne idée de reprendre sa route. Le moral remonte un peu plus à chaque bouchée, la pomme avalée nous voilà de nouveau « regonflés » à bloc pour attaquer la deuxième partie de la journée, malgré les conditions qui elles, continuent de s'aggraver.

     14H00, le parcours ici plus accidenté, commence par une succession de vasques toutes plus belles les unes que les autres. Malheureusement les postes sont tout aussi déserts que leurs homologues plus en aval. La fatigue, la lassitude ainsi que la topographie du parcours font que les chutes s’enchaînent sans gravité, certaines plus mémorables que d'autres. Une en particulier restera gravée dans les mémoires, dont la capture sur vidéo, rendra cette journée sûrement moins triste qu'elle n'y paraît.

     Il faudra attendre deux heures et toute la persévérance de Lolo pour enfin ferrer une truite qui avoisine les seize centimètres. Il est impossible aujourd'hui, malgré sa petite taille, de ne pas l'honorer d'une photographie. Deux heures plus tard, désabusés, l'évidence nous crève les yeux et le cœur...aujourd'hui est une journée noire pour la pêche.

 

     Moi qui avait programmé cette sortie spécialement pour Lolo, en pensant qu'elle serait mémorable pour un amoureux de la pêche en sèche comme lui, qui en avait déjà imaginé mille scénario fabuleux, me voilà abasourdi et déçu devant le générique de cette journée. Il en reste heureusement de beaux moments passés ensemble au bord de l'eau et une soirée à la maison très agréable. De toute façon, qui aurait pu prévoir que cette année, le 31 Mai tombait en Novembre.....

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07 mai 2013

L'ouverture de Pep's

    Ce mardi 07 Mai est une journée qui reflète bien le printemps difficile que l'on vit, le temps est couvert ce matin, accompagné d'un vent léger et d'une température avoisinant les quinze degrés. Hier le ciel était d'un bleu éclatant, on devait se mettre à l'ombre pour éviter le coup de soleil et la température était de trente degrés. Difficile donc de savoir la veille à quoi s'attendre comme conditions de pêche pour le lendemain.

 

     10H15, je retrouve Pep's sur les bords de la Vis, il est arrivé une demi-heure plus tôt. Il m'explique qu'il a sorti une petite truite d'une quinzaine de centimètres mais pas plus. C'est effectivement des courants où l'on pique souvent des petites. Il est équipé de mon ancien lancer, qu'il a apparemment bien réparé, et étrangement d'une cuillère blanche à points rouges qui fait ici des miracles. Je trouve la rivière encore bien haute pour la saison mais comment s'en étonner avec toutes ces journées pluvieuses que nous connaissons.

     Les premiers postes sont infructueux, nous remontons en pêchant assez rapidement vers l'amont du parcours.

     10H45, alors que je suis arrivé à la fin du parcours, bouche bée devant un tel dépotoir mêlant vieilles tuiles, chutes de carrelages, fer de fondations et encore bien d'autres ordures dont un ancien moulinet, voilà Pep's qui arrive tout fier avec une Fario de vingt-trois centimètres prise quelques secondes plus tôt juste en dessous. « Voilà la partie est lancée ! » lui dis je.

     11H05, nous voici arrivés au niveau du deuxième parcours, aucune voiture garée sur ce grand emplacement qui sert aussi d'aire pour pique-niquer. Le cadre est ici comme à son habitude exceptionnel, mais cette fois-ci encore un peu plus avec cette végétation rendue luxuriante par cet étonnant printemps.

     11H15, « celle-là elle est belle ! » me lance Pep's . A peine a t'il commencé a peigner le second courant qu'il vient de ferrer un joli poisson. Mais la partie n'est pas encore gagnée car la belle sait bien se servir du courant puissant grâce auquel elle cherche à prendre la fuite. Elle arrive maintenant tranquillement vers l'épuisette, elle semble résignée même si quelques coups de queue claquent encore la surface de l'eau. « Elle n'est pas bien ouverte ton épuisette !!! », je viens de m'apercevoir que le filet est tout emmêlé. Premier raté, la truite rebondit sur le filet et revient à l'eau, la deuxième tentative n'est pas plus aboutie ni la troisième d'ailleurs. Enfin, ce poisson ne devait pas nous échapper puisque enfin à la quatrième tentative, elle daigne se poser tranquillement sur le filet, et gagner la berge sans soubresaut. Elle mérite bien sa photo, c'est une Fario de trente-deux centimètres.

     « Allez à toi maintenant ! » me lance Pep's comme un défi. Il n'en faut pas plus pour me concentrer sur ma pêche, d'ailleurs quelques lancers suffisent a me faire prendre le premier poisson de la journée. Ce n'est qu'une truitelle de dix-huit centimètres mais c'est quand même bon signe...

     11H45, « Poisson ! », ça y est cette fois-ci je ferre un beau poisson en plein courant, le combat est sympathique avec ce lancer léger, très souple, qui rend bien dans le poignet chaque coup de tête de la truite. Elle mesure vingt-sept centimètres...

     12H15, après avoir prospecter quelques jolis postes sans réussite, j'arrive sur un courant qui me semble propice à une belle prise. Je ne vais pas me poser la question longtemps, la cuillère entame à peine sa descente qu'une truite la saisit sauvagement. Encore un beau combat dans ce fort courant, les coups de tête font plier la canne et les sensations sont décuplées. Elle pose maintenant pour sa séance photo, c'est un poisson de trente centimètres avec une très belle robe jaune et des points rouges éclatants... Ça y est, je viens de remettre les pendules à l'heure avec ce deuxième poisson. Il n'aurait pas fallu croire quand même que j'allais me laisser distancer aussi facilement !

     13H00, malgré de jolis postes prospectés, plus aucune prise. Cela tombe bien car nous sommes revenus juste au niveau de la voiture et les estomacs commencent a réclamer leur dû. Un bon petit casse-croûte nous attend. Installés sur une table de pique-nique en bois, dont les années passées a lutter contre les intempéries, ont marqué à jamais son état, nous nous laissons aller à une tentation de saison.... APERO !

     14H00, reprise de la partie de pêche. Nous apercevons de suite quelques beaux poissons dehors, certains se déplacent même comme pour se saisir de notre cuillère mais ne daignent finalement pas la mordre. Comme certaines mauvaises langues nous l'avaient annoncé, l'apéro a certainement fait des dégâts car nos lancers sont moins précis, ce qui va causer la perte de certains leurres. Pendant la pause repas, un vent fort s'est levé, provoquant une chute importante de pollen, de bourre de peupliers sur l'eau et dégageant complètement le ciel de ses nuages gris. C'est donc avec ces conditions tout à fait différentes et difficiles que nous allons nous casser les dents l'après midi et faire une seconde partie tout aussi désastreuse que la matinée fût passionnante.

 

     16H15, il est temps de cesser la pêche. Nous regagnons les voitures sur ce sentiment un peu mitigé causé par cette après-midi désertique en poisson, mais heureux quand même d'avoir passé une très belle journée au bord de l'eau. Pour sa première sortie truite de l'année Pep's aura réussi une belle ouverture !

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19 avril 2013

Des truites et des morilles....

        C'est un peu dans l'expectative que nous abordons, avec Tit, cette nouvelle partie de pêche. En effet, ce jeudi 19 Avril est un peu particulier car nous avions depuis quelques jours des températures de début d'été, à savoir des trente degrés au soleil et un grand ciel bleu, alors qu'aujourd'hui la température à 06H00 se situe aux alentours des quinze degrés avec un temps couvert et une pluie fine annoncée. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre au bord de l'eau, les truites apprécieront-elles cette pluie fine, ou au contraire vont elles être calées à cause de cette chute brutale de la pression atmosphérique...

 

         07H15, l' EDF continue ses lâchers d'eau, le débit est encore plus impressionnant que la semaine dernière. Malgré tout le niveau de la rivière est quand même sensiblement plus bas, on commence à deviner les courants et les postes habituels. Il ne faut pas attendre bien longtemps pour voir des poissons, le premier profond me permet de ferrer une petite Fario d'une quinzaine de centimètres qui se décroche dans mes pieds. Quelques mètres plus haut c'est au tour de sa jumelle de venir me saluer.

         07H50, cette fois-ci c'est au tour de Tit d'attraper sa petite. Nous commençons à nous questionner sur la présence aussi forte de truitelles. Ce n'est pas habituel de toucher autant de petites sur cette rivière et nous espérons que ce ne sont pas les seules dehors aujourd'hui.

         08H00, nous serons vite rassurés, alors que la question nous trotte encore dans la tête, je propulse ma cuillère en amont du pool, la cuillère commence à travailler lorsque je ressens la première belle attaque de la journée. C'est une Fario de vingt-sept centimètres qui retourne, aussitôt photographiée, vers son antre. Nous apercevons encore quelques jolis poissons bouger à notre arrivée.

         08H25, alors que j'entends encore Tit se plaindre, quelques minutes plus tôt dans un « j'aimerai bien toucher un joli poisson, ça fait plusieurs sorties où je ne fais que des petites... », que je le vois ferrer et se bagarrer avec une truite qui me semble beaucoup plus grosse que ses précédentes. En effet cette zébrée mesure trente et un centimètres et le sourire qui se lit sur son visage est tout aussi grand. Cette fois-ci tous nos doutes sont chassés et c'est sereins que nous continuons la pêche.

         08H40, je remet à l'eau une truite d'une vingtaine de centimètres.

         09H00, « c'est ici, sur cette plage de sable, que j'ai trouvé une morille une fois ! » confiais-je à Tit. Alors que je pêche le joli trou qui jouxte cette plage, Tit en profite pour trouver justement une belle morille jaune, au pied de ce grand arbre à côté duquel je viens de passer, sans voir la belle.

         09H15, le passage du gué ce fait de plus en plus difficile mais il est magnifique à regarder. Le courant qui suit, magnifique lui aussi, va m'apporter le deuxième poisson maillé de la journée, elle fait encore vingt-sept centimètres et l'on peut observer à leur ventre renflé qu'elles sont en train de se gaver.

         10H40, c'est au tour de Tit de piquer une autre Fario, encore un beau poisson de vingt-neuf centimètres.

         10H50, je prends ma troisième truite de vingt-sept centimètres de la matinée, les prises de belles Fario s'enchaînent à une vitesse ahurissante, sachant qu'en plus elles sont entrecoupées de prises plus modestes.

         Nous allons faire aujourd'hui une sortie très agréable, malgré le temps grisâtre et cette petite pluie fine qui vient s'inviter par alternance dans la partie. Tit aura attrapé les deux plus beaux poissons de la journée, alors que moi, je pourrais m' enorgueillir d'avoir attraper le plus grand nombre de truites maillées et non maillées.

         13H30, après avoir pris notre casse-croûte, assis au bord de l'eau, a contempler ces décors fabuleux qui nous entourent, nous décidons de continuer la partie de pêche sur le parcours de Gorniès où je connais quelques petits coins à morilles. Pas de jolies prises ici, malgré une petite pour Tit, et quelques unes ratées.

         13H50, nous voici sur un des coins à morilles, les premiers n'ayant rien donnés nous jetons un coup d’œil rapide et là... Oh ! Surprise ! Voici cinq ou six belles morilles jaunes qui se dressent devant nous. La pêche sur ce parcours s'arrête d'une manière inattendue, à savoir par un accrochage verbal, avec le propriétaire d'un terrain qui jouxte notre position mais sur lequel nous n'avons pas pris position. Nous laissons cet excité pour ce qu'il est, et nous finissons cette belle journée bien plus en aval.

 

         15H15, après avoir tentés notre chance, sans succès, sous la cascade qui m'a donné lors de ma précédente sortie un magnifique poisson, nous embarquons tout notre attirail dans la voiture et prenons la route du retour. Ce fût une sortie très riche en prises avec en plus le plaisir de trouver quelques morilles, que demander de plus ?

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11 avril 2013

Grosses eaux, grosses truites ?

    Jamais un printemps n'avait été aussi pluvieux, les journées, bloqué à la maison à regarder tomber les gouttes et rêver à de belles sorties au bord de l'eau ne se comptent plus depuis l'ouverture, à tel point qu'un mois après celle-ci, je n'ai pu taquiner la truite qu'une seule fois. Aussi malgré le fait que le niveau de la rivière soit très haut, c'est décidé ce jeudi 11 Avril sera une journée pêche.

 

     Un départ tranquille sur les coups de 09h00, après avoir déposé ma fille à l'école, je prends la route en direction de ma rivière préférée, située dans les gorges du cirque de Navacelles dans le département de l'Hérault... la Vis !

     10H15, je viens d'arriver au bord de l'eau mais déjà deux mauvaises nouvelles viennent accompagner mes premiers pas. Une voiture de pêcheur est garée au début du parcours, vu l'heure à laquelle j'arrive, remarque, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'un compatriote est été plus matinal. C'est bien moins inquiétant que la seconde qui est en train de hurler à mes oreilles. L'EDF fait un lacher d'eau, celle-ci déferle en une succession de cascades, qui promet une hauteur du niveau de la rivière encore plus grande que celle pourtant déjà bien importante et créee par les pluies incessantes de ces derniers jours.

     10H30, cessons d'être pessimiste et allons plutôt nous mesurer à ces poissons. Je commence la pêche avec un poisson nageur ( D-CONTACT de chez Smith ) qui m'avait fait bonne impression lors de ma première sortie. Malheureusement, les courants puissants auront rapidement raison de lui, en le faisant s'accrocher à une grosse pierre au fond de l'eau, et rendant sa récupération impossible. Qu'a cela ne tienne, j'enfile un vairon factice sur ma ligne et je continue cette difficile prospection. Les postes sont réduits a peau de chagrin avec cette hauteur d'eau, j'avance donc assez rapidement.

     Un bruit de pas, des cailloux qui roulent derrière moi attirent mon attention, un pêcheur d'une soixantaine d'années avec deux cannes, une pour marcher et une pour pêcher, fait le chemin retour vers sa voiture. Nous échangeons quelques minutes avec cet Ardéchois selon ses dires, c'est la première fois qu'il vient sur cette rivière, que lui a fait connaître un ami qui avait apparemment oublié de lui expliquer que la pêche ici est aussi un parcours de santé.... Les difficultés topographiques du lieu vont sonner le glas de sa partie de pêche, mais cet homme étant d'une rare gentillesse, je lui explique où il peut trouver un parcours plus adapté a ses capacités physiques et qui ne manque pas de poissons. « Un grand merci Monsieur, bonne journée et bonne continuation ! », c'est sur ces mots qu'il prend congés de moi. La truite que je venais de repérer juste avant qu'il n'arrive n'a dû guerre apprécier notre conversation, puisqu'elle est retournée dans sa cache.

     Les premiers frissons de la journée me parcourent le corps, non pas que le froid me gêne car la température est assez douce, mais je viens d'apercevoir deux beaux poissons se diriger vers mon vairon et regagner leur cache sans l'attaquer réellement. Le large plat du dessus m'apporte exactement les même sensations avec encore un très beau poisson qui fait l'effort de sortir et prendre le courant derrière mon vairon, mais qui ne daigne malheureusement pas l’attraper. Je commence a me poser la question de savoir si un vrai vairon aurait fait la différence. J'ai déjà ferré quelques poissons avec ce leurre, mais le naturel aurait il été décisif sur ces truites ?

     12H15, j'arrive au premier gué du lacher EDF, le niveau de la rivière au dessus ne me semble pas plus bas, ce qui me fait penser qu'il doit en exister un autre un peu plus en amont. Je propulse mon vairon dans cette arrivée d'eau, celui-ci le traverse sans encombre jusqu'au moment où, presque dans mes pieds, il longe une grosse pierre a demi immergée d'où jaillit avec une fulgurance extrême une truite. Elle manque le vairon et claque la surface de l'eau avec sa queue. Deuxième passage, cette fois-ci elle le touche mais ne se pend pas. C'est un joli poisson d'une trentaine de centimètres et toute noire. Ni le troisième, ni le quatrième et ni tous les autres qui suivront ne la referont bouger. Cette fois-ci elle a eu goût à la supercherie.

    Je peste de ne pas avoir réussi a attraper ce poisson tout en continuant mon ascension vers l'amont de la rivière. Les quelques postes suivant ne donnent rien jusqu'à ce grand profond qui aujourd'hui porte encore mieux son nom. Dès le premier passage et alors que le leurre va terminer sa course au bord de la rive, jaillit une très grosse Fario qui se met à foncer et tournoyer comme une folle autour du vairon mais sans s'en saisir. Discrètement je récupère mon vairon alors qu'elle s'éloigne. Deuxième lancer, même scénario si ce n'est que cette fois ce n'est pas une mais deux grosses sauvages qui tournent comme des folles dans tout les sens comme pour effrayer mon petit vairon. C'est la première fois que j’assiste à un tel manège, ces deux poissons font bien trente-cinq centimètres chacun au moins. Je n'ose bouger, je les observe se calmer et prendre des allures plus calmes maintenant que mon leurre est hors de l'eau. C'est au tour d'une truite d'une taille tout à fait respectable, environ vingt-cinq centimètres, de se faire chasser par le même balai de ces grosses Fario, elle ne demande pas son reste et file se mettre à l'abri sous la berge creuse. Je reste abasourdi par ce spectacle, je tente quand même une troisième fois ma chance maintenant que ces poissons se sont un peu éloignés mais le vairon cette fois -ci passe sans encombre. Quatrième fois, cinquième fois, rien n'y fait cette fois-ci les truites ont disparu.

    Dépité je remonte sur la berge sablonneuse, afin de chercher quelques morilles, sachant que j'en ai déjà trouvé quelques-unes ici les saisons passées. Pas de chance cette année elle ne sont pas encore sorties ici.

     13H00, il est temps de se restaurer, je pose mon matériel et mon séant sur cette petite plage de sable qui jouxte le pont submersible, délimitant la fin du premier parcours. Le temps devient de plus en plus maussade, alors que le soleil a accompagné mes premières heures de pêche, il laisse maintenant la place à un ciel grisâtre et menaçant. Un petit vent d'ouest se lève même, la température devient bien moins agréable et raccourcit mon entracte.

     Le temps passe, les postes se succèdent mais je n'ai toujours aucune attaque franche même s'il m'a semblé sentir une fois ou deux quelques tocs étranges lors de la récupération.

     Depuis quelques minutes je me tâte d’échanger mon vairon contre une simple cuillère, seul le fait de faire bouger ces grosses truites m'empêche pour l'instant de passer à l'acte. Seulement voilà, les circonstances vont faire que bon gré mal gré je vais y être amené. Une vicieuse branche va stopper la course de mon vairon et sa partie de pêche aussi...

     14h00, c'est maintenant armé d'une Mepp's blanche à points rouges que je poursuis ma journée. Il ne faut pas attendre bien longtemps pour qu'elle ne fasse la différence, sur le premier courant lent, une belle Fario la saisit, le combat est excitant mais de courte durée car le frein du moulinet non serré va me jouer un sale tour et permettre à ce joli poisson d'une trentaine de centimètres de se décrocher. Voilà une erreur de débutant dont je me serai bien passé. C'est lors du montage de la cuillère, après avoir perdu mon vairon, que j'ai desserré celui-ci pour plus de facilité. La prochaine fois je n'oublierai pas de le serrer à nouveau avant de reprendre la pêche.

     14H45, me voilà enfin récompensé de ma persévérance même s'il faut bien l'avouer je commençais a douter au vu des conditions météorologiques qui se dégradent rapidement. En effet une petite sauvage de vingt-quatre centimètres est venue se pendre et a bien voulu rester jusqu'à la séance photo cette fois-ci.

     15H45, me voici arrivé au terme du deuxième parcours, deux autres petites truites non maillées d'environ vingt centimètres sont venues agrémenter la fin de celui-ci. Je remonte péniblement jusqu'à la route par ce petit sentier sinueux qui me paraît chaque année de plus en plus raide.

     16H15, puisqu'il me reste encore du temps pourquoi ne pas essayer le coin magique sur le retour. Personne ne semble être sur ce parcours, tant mieux car il est vraiment très court et ne laisse guère la place à plusieurs pêcheurs. Je me souviens encore dire à Tit, lors de notre dernière partie de pêche ici, que sur ces petits courants je n'avais jamais touché un poisson. Je ne pourrai plus le dire car les truitelles semblent folles et presque à chaque lancer se termine par une prise. Ce sont de petites Fario qui atteignent péniblement les dix-huit centimètres.

     17H00, fin du parcours avec cinq petites truites au compteur mais avec l'étrange impression qu'il est en train de se passer quelque chose. Un chercheur de morilles qui fait mine de ne rien chercher quand il m'aperçoit, me pose la question fatidique « alors ça a mordu ? ». Sur un ton malicieux je me permet « un petit peu mieux que pour les morilles apparemment ?! ». d'un léger sourire il s'avoue démasqué et reconnaît qu'il n'a pas trouvé son bonheur aujourd'hui. Je lui précise quand même que quelques petits poissons sont venus mais que j'imagine les grosses attendant maintenant la pluie pour sortir.

     17H30, d'habitude j'ai déjà pris la route du retour ou je la prends, avec des images plein les yeux et de l'acide lactique plein les muscles, seulement aujourd'hui je veux essayer un dernier petit coup sous la cascade précédant la confluence de la Vis avec l'Hérault. La pluie vient s'inviter à la partie, c'est une bruine accompagnée d'une brise peu agréable. Le premier lancer me procure une montée d'adrénaline quand j'aperçois une grosse tache sombre suivre ma cuillère. Fausse alerte ce n'est qu'un barbeau curieux. Cinq minutes se passent lorsqu'une belle Fario vient gober juste devant moi, elle est de belle taille mais mon fouet est resté à la maison aujourd'hui, les différents passages de ma cuillère n'y feront rien, ce poisson n'est pas pour moi.

     Il ne me reste plus qu'a rentrer avant d'attraper la crève, « à moins que j’essaie ce gros courant » qui tourne autour de ce rocher coincé au milieu de la rivière sur lequel a poussé un figuier... « Allez juste un coup là et après je rentre... ». Ma cuillère vient se poser avec une belle précision juste au ras du bloc rocheux dans le remous, j'enclenche la récupération lorsque je prends une terrible secousse dans le poignet, « PENDU ! » criai-je comme pour être sûr de moi car la belle reste calée dans le remous et ne bouge quasiment pas, juste des gros coups de tête certifient de sa présence. Puis d'un coup tout s’accélère, alors que j'essaie de me placer pour ramener ce poisson au bord dans les meilleurs conditions possibles, elle choisie de prendre la fuite dans le torrent. Surpris je manque de me retrouver le cul sur les pierres glissantes et c'est grâce à main main gauche que je me stabilise. La main gauche posée au sol, en équilibre instable et avec la main droite qui tient tant bien que mal la canne haute afin de toujours garder le fil tendu, je me crois une seconde dans et au milieu coule une rivière...oui mais une seconde seulement, car la fraîcheur de l'eau qui tente de s'engouffrer dans ma cuissarde, me ramène illico à la réalité. Ça y est, le poisson est maintenant dans ma main, je vais pouvoir le photographier pour l'immortaliser et prouver aux futurs sceptiques, s'il en est, que ce n'est pas une chimère.

     17H45, je me dis cette fois-ci que la journée est terminée...mais qu'elle ne peut se finir sans avoir une dernière fois essayer ce pool contre la roche sur la berge opposée. Oui mais voilà, les bourrasques de vent tourbillonnant sous la cascade rendent ce lancer difficile. Il faut tomber assez en amont pour que la cuillère ait le temps de travailler mais ne pas s'accrocher aux branches du figuier qui se dressent fièrement devant moi. La cuillère prend une trajectoire rectiligne qui me convient totalement, elle retombe exactement où je le désirais. Le temps de refermer le pick-up pour tendre la bannière et un remous impressionnant crève la surface de l'eau. « PENDU ! », la belle se démène au loin pour ne pas être ramené vers moi, malgré tout il me semble que quelque chose de bizarre se passe dans la bannière. Je suis abattu en me rendant compte que j'ai fait passé le fil par dessus une de ces branches qui m’inquiétaient tant. La truite est maintenant descendue en plein courant et je ne peux rien faire d'autre que de la regarder se débattre. J'ai beau essayer de dégager la bannière du mieux possible mais rien n'y fait, elle est trop accrochée. Arriva ce qui devait arriver, le fil rompu laissant la truite partir avec mon leurre dans la gueule, dont je souhaite qu'elle réussisse a se défaire, me laissant tout penaud et peu fier de moi...

 

     17H50, il est cette fois-ci bien temps de rentrer avec ce petit goût amer que me laisse cette dernière mésaventure. C'est quand même une superbe journée pleine de rebondissements qui mérite toute sa place dans mes mémoires de pêcheur.

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17 mars 2013

Naissance d'un site de pêche

Bonjour à tous,

    Je laisse ce message pour vous faire part de la création de mon nouveau site de pêche, http://esox30.wix.com/les-peches-de-bruno où vous pourrez retrouver mes sorties mais aussi des vidéos, des spots de pêche et bien d'autres choses. Bonne visite et laissez moi vos commentaires. Merci

 

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14 mars 2013

Saison 2013 nous voilà !

 

 

 

     Pauvres pêcheurs que nous sommes....Incompris et presque bannis sur le canapé, la veille de notre ouverture. Oui nos femmes nous reprochent une trop grande excitation, nervosité qui soi-disant troublerait leur paisible sommeil. Mais comment ne pas être excité, nerveux, fébriles et j'en passe quand après cinq mois de séparation, une seule nuit nous sépare, Tit et moi de notre deuxième amour.

     Pas la moindre fatigue au moment d'éteindre le réveil, qui vient pourtant d'abréger mon sommeil, d'une sonnerie stridente et désagréable. Il est 05h30, la maison est encore endormie mais dehors un bruit sourd vient troubler ma quiétude. Météo-France ne s'est pas trompée cette fois-ci, le vent est là et bien là. Les rafales atteignent déjà les cinquante kilomètres heure et doivent même dépasser les quatre-vingt cinq cet après-midi.

     Les couches de vêtement ne seront donc pas de trop, tricot de corps, tee-shirt épais, polaire fin, et veste de survêtement sont les premières parois contre le froid, elles seront accompagnées encore par un autre polaire épais celui-là et une grosse veste de pêche très chaude ainsi que d'un bonnet. Avec pareil équipement je suis prêt a affronter le froid et le vent qui se sont invités pour cette ouverture 2013.

 

     06h30, je passe prendre Tit chez lui, il ne se fait pas prier pour ranger ardemment son équipement dans le coffre afin de rentrer se mettre au chaud à l'abri dans la voiture. Les portes tout juste fermées que le premier fou rire nous attrape. « Ah ! Ah!ah ! Y a que deux débiles pour aller pêcher aujourd'hui !! ». C'est vrai que les conditions sont dantesques, la région est en alerte orange à cause des vents violents et les températures ont chuté de nouveau depuis deux jours pour avoisiner les zéro. Mais qu'importe, il en faut beaucoup plus pour nous éloigner de nos chères truites et de leur écrin magique.

     07H45, alors que nous marchons en direction de la rivière, chaque rafale nous rappelle combien il était important de bien s'équiper pour pouvoir profiter à fond de cette journée. Nos doigts s'engourdissent déjà sur la canne alors que la partie de pêche n'a pas encore commencée.

     08H00, Nous voici au pont submersible qui marque le début de ce parcours, Tit qui est prêt avant moi a l'honneur de débuter la pêche. « Je vais tenter de lancer en dessous, j'ai jamais essayé je crois …. » lui dis-je. Premier lancer, les doigts engourdis par le froid et le poignet qui a perdu de sa souplesse pendant son inactivité hivernale, en font un piètre exemplaire. Heureusement ici l'endroit est dégagé, permettant de grands lancers qui ne demandent que très peu de finesse. « Poisson !! », « Oh non décroché !! ».....  « Poisson !! », encore tout étonné de piquer si rapidement mon premier poisson de la saison, j'entends Tit se marrer et me lancer : « Tu me fais régaler ! ». Moi c'est ce joli poisson qui me fait régaler, je l'ai pris à quinze bon mètres et le combat n'en ai que plus jouissif. Alors que nous admirons la première truite de la saison 2013, je lui explique que je ne comprends pas trop ce qui s'est passé...Après la première attaque, alors que j'ai senti un grand mou dans la ligne, et que je pensais avoir décroché cette truite, j'ai ressenti a nouveau des grands coups de nez prouvant qu'il y avait bien un poisson pendu au bout. Ai-je décroché le premier et piqué un autre poisson juste derrière ? Ai-je repiqué le même ? Ou alors un remous ou contre-courant a t-il crée ce mou dans la ligne.... Je n'aurai jamais la réponse mais le principal et de pouvoir photographier cette belle prise qui ne pouvait pas mieux lancer la partie de pêche.

     Ensuite les choses vont se compliquer un peu plus. Nous peignons avec application tous les postes qui nous semblent propices aujourd'hui, à savoir les bordures à l'abri des grands courants, ainsi que les remous crées par les grosses roches où les truites peuvent s'abriter, mais les truites bien que présentent ne viennent pas attaquer. Après avoir lamentablement perdu ma cuiller dans un arbre, je décide de pêcher au vairon manié factice ( astucit surnat ). Pas plus de résultat ainsi, le poids trop léger de la monture, associée à la force du courant dû à cette eau forte de début de saison, ne me permettent pas de le manier comme il le faudrait. Tit n'a pas plus de résultat avec sa cuiller blanche à points noirs. Le temps passe, les postes s’enchaînent, les lancers se succèdent sans réussite, la nervosité nous gagne rendant ainsi la précision de ceux-ci plus qu'approximatifs et par conséquent les accrochages plus réguliers. C'est d'ailleurs à cause de l'un d'eux que je vais subir ma première agression... « Attention !! » s’écrie Tit !, je n'ai pas le temps d'esquiver sa cuiller qui vient se planter dans ma cuissarde, après avoir essayé de la décrocher d'une branche.

     10H30, nous arrivons sur un de mes virages préférés où il est très rare que je ne touche pas un poisson. La hauteur des eaux rend la traversé de la rivière difficile, elle freine Tit qui préfère longer la même rive au détriment de pouvoir pêcher ce superbe poste. Il m'est impossible de me faire à cette idée, la force du courant m'empêche de traverser à l'endroit habituel mais j'arrive tant bien que mal à rejoindre l'autre rive. Il était préférable pour moi que cette traversée ce passe sans encombre, car Tit, accroché à sa caméra, n'attendait que ça.... Maintenant à moi le bon poste, de grosses branches, déposées ici par la crue hivernale, me barrent le passage. C'est agenouillé pour pouvoir passer la canne et la tête, que je m’apprête a lancer ma cuillère. Le lancer est réussi, la cuillère entame sa course folle vers l'aval quand je vois surgir une Fario de je ne sais où !.. « Poisson !! »  , encore une fois le virage a frappé ! Elle mesure à peine vingt-trois centimètres et retourne à l'eau avec toute ma gratitude. Nous sommes ici à la fin du premier parcours, après réflexion nous décidons de continuer ici et d’entamer le second, qui le succède en amont.

« Euh si tu fais le récit sur ton blog, tu seras gentil de dire que j'avais encore mon entorse au poignet... » plaisante Tit. Mais je sens bien qu'il commence a y avoir une pointe de lassitude dans sa voix. Il faut dire qu'il a fait l'ouverture le premier jour lui, avec son fils, et qu'elle s'est déjà terminée en fiasco. J'espère fort intérieurement qu'il n'en sera pas de même aujourd'hui. C'est d'ailleurs avec ces mots que je le motive : « Allez arrête d'être défaitiste ! Je sens qu'elle n'est pas loin la première de l'année pour toi ! »

     Sur ce début de parcours nous pouvons encore observer pas mal de poissons dehors. Nous pêchons quelques minutes puis le ventre nous somme de faire une pause.

     11H20, le casse-croûte arrive à point pour reprendre quelques forces et se concentrer de nouveaux sur notre pêche. Je ne sais pas si c'est les Collines du Bourdic qui ont fait cet effet mais je retrouve un Tit plein d'espoir et de vigueur.

     12H45, « Ca y est !! je le crois pas... ca y est !!!,j'en ai une ! » s'écrie Tit ! J'ai tout juste le temps d'attraper ma caméra pour immortaliser l’événement. Oui ! La première truite de la saison 2013 pour lui est bien là, et elle est même dans la boite comme on dit au cinéma. Elle mesure tout comme ma seconde juste vingt-trois centimètres et regagne sa cache après une petite photo bien méritée.

     13H00, j'échappe au deuxième attentat de la journée, la cuillère vient cette fois-ci ricocher sur mon bras droit et déclenche chez nous deux, un fou rire à la limite de la fuite urinaire !

     13H45, fin du second parcours, deux autres truites sont venues se prendre à mon leurre entre temps, mais non daigné venir jusqu'à moi. Nous devons maintenant pour retrouver la route, remonter un dénivelé impressionnant qui va faire des dégâts sur notre pauvre condition physique de début de saison. Comme il nous reste un peu de temps nous décidons de pêcher le parcours magique qui est assez court.

     14H15, Tit pêche maintenant avec beaucoup plus d'assiduité et de concentration. Pour ma part je profite de ce parcours pour faire quelques lancers avec un ( D-CONTACT de chez Smith ) qui me laisse augurer de belles futures surprises. Tit va avoir ici plus de réussite, si je puis dire, car s'il va piquer deux autres poissons il les échappera malheureusement tout les deux.

 

     14H45, bien fatigués par cette première dans le froid et le vent violent, nous regagnons le véhicule et mettons un terme à cette partie. Le Jeudi 14 Mars sera donc pour nous deux le jour de notre première prise de la saison. Espérons que ce ne soit que la première d'une longue série...

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31 décembre 2012

Adieu 2012....Bienvenue 2013 !

    Encore une saison de pêche qui se termine et avec elle son lot de souvenirs et de sensations qui pourraient s'envoler à jamais si ce blog n'existait pas. Heureusement les écrits restent eux, ces heures de frissons, de passions mais aussi certaines fois de regrets ou de rages resteront, si ce n'est dans ma mémoire, tout au moins gravées sur ces pages.

    Il est donc bien normal de souhaiter, en premier lieu, une très belle fin d'année aux créateurs de canalblog sans qui je ne pourrais pas retranscrire ici toutes ces belles sorties de pêche et à vous aussi amis pêcheurs et fidèles lecteurs.


    Pour les voeux il faudra attendre encore quelques heures ;-)   ....

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15 novembre 2012

Bass New Record !

    09H45, la barque vient de s'écarter de la rive, les pêcheurs et le matériel sont prêts pour passer une agréable journée de pêche aux carnassiers. On ne se croirait pas au mois de Novembre, la température est tellement agréable que les vestes sont déjà de trop et restent à la voiture. Je viens sur ce parcours pour la première fois alors que Thierry lui a déjà eu l'occasion de le pêcher, il avait réalisé d'ailleurs une très belle sortie avec plusieurs poissons touchés. Sandre, Black-bass, Perche et Brochet avaient animés sa journée.

 

     10H00, je devinais le parcours intéressant mais je n'aurais pas imaginé qu'il puisse être aussi beau, les postes sont très variés, les fonds aussi, avec une alternance de sable ou d'herbiers. Les fosses sont nombreuses, les postes marqués par des troncs immergés se succèdent a une vitesse incroyable. Je comprends aisément l'impatience de Tit a me le faire découvrir. A chaque lancer il me semble que je vais ferrer le poisson record.....  « Bruno ! Bruno ! C'est pas un renard ça ?! », si s'en est bien un, qui semble avoir été dérangé par notre passage et qui tranquillement, sans crainte, regagne une cache plus sûre.

     10H30, étant sur une zone à herbier, je pêche pour l'instant avec un Spinner rouge, Tit lui a opté pour une couleur chârtreuse. Les minutes passent, les leurres s'enchaînent, Spinner, Crank, Cuillère, Lipless tous aussi beaux soient-ils à nos yeux, ils restent sans aucun effet sur nos partenaires de jeu.

     12H00, « Alors les poissons? », ce texto de Céline me semble bien déplacé. Je ne peux lui en vouloir car elle ne connaît pas la situation, de surcroît il est peut-être salvateur car le lancer suivant connaît enfin sa première attaque. Une Perche de vingt centimètres à peu près vient de se piquer à mon gros Twist blanc monté sur une tête plombé jaune. Aurais-je trouvé le leurre qui convient ?....

     12H25, deuxième prise et deuxième Perche, celle-ci est un peu plus grosse, elle avoisine les vingt-cinq centimètres. Le sourire revient petit à petit sur notre visage et c'est avec un peu plus de vigueur et de croyance que nous animons nos leurres.

     12H45, nous arrivons sur un passage un peu plus critique pour la barque, la rivière ici est barrée par un amas de pierres, résidu d'une ancienne chute qui a du céder sous les crues répétitives du Vidourle. Seul un passage s'est crée sur le côté droit de la rivière avec un petit courant qui nous semble possible de pouvoir remonter au retour. Alors que nous nous laissons emporter doucement je lance en plein milieu de celui-ci, quelques mètres seulement devant la barque. « Poisson ! Il est beau celui-là !! », je viens de ferrer quelque chose de beau mais je ne sais pas encore quoi. Il fait des va et vient de droite à gauche avec une vitesse fulgurante. C'est un Black-bass, Tit réussi a filmer la scène tant bien que mal, car il faut aussi qu'il gère la barque entraînée par le courant bien plus puissant tout à coup. Nous arrivons à nous caler sur le bord pour admirer cette magnifique prise. Il mesure trente-sept centimètres, c'est sans aucun doute mon nouveau record pour cette espèce. Il est remis à l'eau avec tous les honneurs qu'il mérite, bercés par le contre-courant en aval de la chute nous prenons quelques minutes pour manger.

     14H45, nous voici revenu au point de départ, les courants sous le pont, que nous n'avons pas pris le temps de prospecter en début de journée, seront nos derniers postes. Après trois ou quatre lancers une belle tension dans le fil se fait ressentir, je n'ai pas le temps de dire à Tit que je viens de piquer un poisson que celui-ci nous salue d'une chandelle élégante. Il est inutile de vous préciser que c'est un nouveau Black qui vient de se pendre à mon leurre. Il est beau aussi, même s'il ne mesure que trente-deux centimètres cette fois-ci. C'est étonnant la différence qu'il y a entre un Black de trente-deux et un de trente-sept centimètres, le premier fait quasiment la moitie du poids du second.

     15H30, il est temps pour nous de regagner la voiture alors que deux autres jeunes pêcheurs, en barque eux aussi, prennent notre relais sur le poste.

 

« Quoi ? Et Tit ? »dites-vous.........comment vous expliquer.... Hum c'est à dire que...enfin si il a pêché aussi bien sûr mais...on va dire qu'une vilaine entorse ne lui a pas permis de nous faire découvrir tout son potentiel.

« Pssst, pssst ! Tit c'est bon j'ai été assez convaincant tu crois ? ».....;-)

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