C'est un peu dans l'expectative que nous abordons, avec Tit, cette nouvelle partie de pêche. En effet, ce jeudi 19 Avril est un peu particulier car nous avions depuis quelques jours des températures de début d'été, à savoir des trente degrés au soleil et un grand ciel bleu, alors qu'aujourd'hui la température à 06H00 se situe aux alentours des quinze degrés avec un temps couvert et une pluie fine annoncée. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre au bord de l'eau, les truites apprécieront-elles cette pluie fine, ou au contraire vont elles être calées à cause de cette chute brutale de la pression atmosphérique...

 

         07H15, l' EDF continue ses lâchers d'eau, le débit est encore plus impressionnant que la semaine dernière. Malgré tout le niveau de la rivière est quand même sensiblement plus bas, on commence à deviner les courants et les postes habituels. Il ne faut pas attendre bien longtemps pour voir des poissons, le premier profond me permet de ferrer une petite Fario d'une quinzaine de centimètres qui se décroche dans mes pieds. Quelques mètres plus haut c'est au tour de sa jumelle de venir me saluer.

         07H50, cette fois-ci c'est au tour de Tit d'attraper sa petite. Nous commençons à nous questionner sur la présence aussi forte de truitelles. Ce n'est pas habituel de toucher autant de petites sur cette rivière et nous espérons que ce ne sont pas les seules dehors aujourd'hui.

         08H00, nous serons vite rassurés, alors que la question nous trotte encore dans la tête, je propulse ma cuillère en amont du pool, la cuillère commence à travailler lorsque je ressens la première belle attaque de la journée. C'est une Fario de vingt-sept centimètres qui retourne, aussitôt photographiée, vers son antre. Nous apercevons encore quelques jolis poissons bouger à notre arrivée.

         08H25, alors que j'entends encore Tit se plaindre, quelques minutes plus tôt dans un « j'aimerai bien toucher un joli poisson, ça fait plusieurs sorties où je ne fais que des petites... », que je le vois ferrer et se bagarrer avec une truite qui me semble beaucoup plus grosse que ses précédentes. En effet cette zébrée mesure trente et un centimètres et le sourire qui se lit sur son visage est tout aussi grand. Cette fois-ci tous nos doutes sont chassés et c'est sereins que nous continuons la pêche.

         08H40, je remet à l'eau une truite d'une vingtaine de centimètres.

         09H00, « c'est ici, sur cette plage de sable, que j'ai trouvé une morille une fois ! » confiais-je à Tit. Alors que je pêche le joli trou qui jouxte cette plage, Tit en profite pour trouver justement une belle morille jaune, au pied de ce grand arbre à côté duquel je viens de passer, sans voir la belle.

         09H15, le passage du gué ce fait de plus en plus difficile mais il est magnifique à regarder. Le courant qui suit, magnifique lui aussi, va m'apporter le deuxième poisson maillé de la journée, elle fait encore vingt-sept centimètres et l'on peut observer à leur ventre renflé qu'elles sont en train de se gaver.

         10H40, c'est au tour de Tit de piquer une autre Fario, encore un beau poisson de vingt-neuf centimètres.

         10H50, je prends ma troisième truite de vingt-sept centimètres de la matinée, les prises de belles Fario s'enchaînent à une vitesse ahurissante, sachant qu'en plus elles sont entrecoupées de prises plus modestes.

         Nous allons faire aujourd'hui une sortie très agréable, malgré le temps grisâtre et cette petite pluie fine qui vient s'inviter par alternance dans la partie. Tit aura attrapé les deux plus beaux poissons de la journée, alors que moi, je pourrais m' enorgueillir d'avoir attraper le plus grand nombre de truites maillées et non maillées.

         13H30, après avoir pris notre casse-croûte, assis au bord de l'eau, a contempler ces décors fabuleux qui nous entourent, nous décidons de continuer la partie de pêche sur le parcours de Gorniès où je connais quelques petits coins à morilles. Pas de jolies prises ici, malgré une petite pour Tit, et quelques unes ratées.

         13H50, nous voici sur un des coins à morilles, les premiers n'ayant rien donnés nous jetons un coup d’œil rapide et là... Oh ! Surprise ! Voici cinq ou six belles morilles jaunes qui se dressent devant nous. La pêche sur ce parcours s'arrête d'une manière inattendue, à savoir par un accrochage verbal, avec le propriétaire d'un terrain qui jouxte notre position mais sur lequel nous n'avons pas pris position. Nous laissons cet excité pour ce qu'il est, et nous finissons cette belle journée bien plus en aval.

 

         15H15, après avoir tentés notre chance, sans succès, sous la cascade qui m'a donné lors de ma précédente sortie un magnifique poisson, nous embarquons tout notre attirail dans la voiture et prenons la route du retour. Ce fût une sortie très riche en prises avec en plus le plaisir de trouver quelques morilles, que demander de plus ?