Les pêches de bruno

Un récapitulatif de mes diverses sorties de pêche en rivière ou en mer.

21 avril 2009

Le désert du Luech !

    En ce mardi 21 Avril, jour de repos, la pêche me tendait les bras. Je voulais changer un peu de décors et c'est pourquoi aujourd'hui, à défaut de monter sur Ganges voir et admirer ma chère et tendre Vis, je décide de prendre le chemin de Chamborigaud pour redécouvrir le Luech.
    Après trois jours de belles pluies, ce matin, le soleil est resplendissant,le ciel d'un bleu azur et seule ombre au tableau, un léger vent du nord se fait déjà ressentir. Il n'est que 07h30 et Eole n'est qu'à demi réveillé ce qui me fait craindre une journée très ventée.
    "Qu'elle heure tu dis ?!" me hurle Céline délicatement dans l'oreille. Hou là on est en retard pour amener la "puce" chez la nounou.
    07h50, je cours dans les escaliers essayant de suivre le train d'enfer emmené par Céline, la musette sur l'épaule, le manteau à demi enfilé, la canne le casse-croûte et la ceinture à leurres tous emmêlés, dans les bras.
    Un dernier bisous, je viens de tout déposer dans la voiture comme j'ai pu et me voilà enfin sur la route.
    08h20, un frisson me traverse, je viens de me rendre compte que dans la précipitation que j'ai laissé les cuissardes au garage. Trop tôt dans la saison pour pêcher les jambes du pantalon retroussées et trop tard pour faire demi tour. En regardant les arbres se plier sous les coups de boutoir du vent, je me dis que cette journée commence finalement bien mal. Heureusement les amis sont là pour vous réconforter dans ces moments difficiles et les petits "sms" d'encouragements tel "attention de ne pas te congeler les testic.." vous font reprendre courage...

    Il est 09h30, la température est agréable, le thermomètre affiche 15°c quand je me gare aux abords de la rivière. Le vent ici est tellement fort, que ma "casquette de roumain" comme l'appelle certains ne veut pas rester sur ma tête.
    Le niveau de la rivière est haut mais correcte, je craignais une rivière en crue tant les derniers jours ont été accompagné d'orages violents. L'eau est claire et on aperçoit facilement les galets qui couvrent le lit.
    Je commence à peigner les différents courants qui s'offrent à moi et ce magnifique trou qui reste jusqu'à aujourd'hui infructueux. Les courants, plats, trous et remous s'enchaînent sans la moindre attaque et il est déjà 11h45 quand un peu désabusé, je m'arrête manger sous le pont, où à ma dernière visite ici avec Tit, j'avais ferré cette magnifique Fario. Pendant cette pause, j'observe une ou deux éclosions de mouche de Mai et je me dis qu'il sera bientôt temps de sortir mon fouet de sa torpeur hivernale. Le ventre bien rempli, je me décide à reprendre la pêche, motivé et sûr de pouvoir enfin "toucher" une truite.
    12h30, ça y est, enfin une truitelle se pique à ma cuillère mais je ne crains pas la casse tant ses mensurations sont minimes. Elle se décroche avant même d'arriver jusqu'à ma main et c'est aussi bien, car elle ne devait pas dépasser les 15cm...
    Ouah ! qu'elle attaque ! je suis très surpris, tant aux vu des résultats, j'en été venu à observer la nature qui m'entoure plus qu'à être concentrer sur mes lancers. Je devine un éclair blanc sous la surface, il file dans le courant puis rend de suite les armes, je n'ai plus qu'à le ramener tranquillement jusqu'au bord pour m'apercevoir à mon grand désarroi que la belle truite que je pensais avoir ferré n'est autre qu'un pauvre chevesne... Les épaules et la mâchoire m'en tombent, décidément ce n'est pas mon jour.
    Je continue quand même de remonter la rivière car je veux découvrir à quoi elle ressemble, plus haut, sur des parcours que je n'ai jamais atteint.
    14h00, je décroche, sur un grand plat, une truite qui devait faire à vu de nez 18 ou 19cm. Plus rien ensuite jusqu'à 14h30, heure à laquelle, las de prospecter avec autant d'assiduité la rivière pour aussi peu de résultats, je reprends le chemin du retour.
    Il est 15h00, quand assis sur le capot de la voiture, "sifflant" ma bouteille d'eau à grosse gorgée je me refais le film de la journée...

    Il va falloir maintenant choisir pour les prochaines sorties entre la mouche, le lancer ou alors les carnassiers, quel dilemme... enfin, si tous mes maux se résument à ça, la vie sera bien douce.

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16 avril 2009

Et l'orage gronda !!

    Un petit coup du soir ? en tout bien tout honneur bien sûr ! Pour ceux qui ont cru à autre chose, "dehors!"... ils se sont trompés de blog.
    En fait il est 15h15 quand je me trouve au bord au bord de la Vis, sur mon nouveau parcours "magique", où la semaine dernière les truites ne juraient que par ma cuillère.
    Oui c'est un peu tôt pour un coup du soir je sais, mais la fièvre "OM" me rappelle dans ma tanière pour le match de coupe d'Europe, alors appelons ça si vous voulez un coup d'après midi. La matinée fût occultée par de mauvaises prévisions météorologiques dont la véracité fût une fois de plus absente...
    Après plusieurs jours pluvieux, la rivière est en crue, l'eau est saumâtre et le débit très impressionnant à la limite du "pêchable" en ce qui concerne la technique de la cuillère. Le temps ne s'est guère amélioré et l'orage se camoufle derrière la barrière montagneuse qui jouxte la vallée par le nord.
    Je tente quand même ma chance sur les bordures et là où le courant n'est pas infranchissable pour ma Mepp's jaune à points rouges. Les premiers lancers sont sans effets et il est très difficile de guider la cuillère sur les bordures immergées et encombrées de branchages.
    J'arrive sur le trou, qui n'est plus, tant l'eau est montée, et il se crée maintenant un léger courant lent et très profond qui pourrait être propice, me dis-je, à la sortie de quelques belles. Après trois ou quatre lancers, au moment où mon attention est moindre, je ressens un accrochage sur la cuillère... je ferre ! pas de réaction, je tends un peu le fil, est là ! prend à ma cuillère la folle envie de remonter le courant. Oui vous l'avez deviné elle est bien aidée par la Fario qui l'accompagne d'un tendre mais douloureux baiser.
    36cm ! le record de cette saison, seulement pour l'instant, j'espère. Elle est assez fine pour une truite de cette taille,capturée plus tard dans la saison, quand elle aurait écumée les vairons et autres casières de la rivière, elle aurait été bien plus impressionnante. Je vous l'accorde, je fais un peu le difficile...
    Je continue le parcours, toujours sur le même trou mais un peu plus haut, je décroche une petite Fario sur une chandelle mémorable pendant laquelle elle me salue de sa caudale avant de rejoindre les profondeurs de la Vis.
    Une belle morille jaune marque la fin du parcours et me voilà déjà au volant pour essayer rapidement le deuxième et dernier parcours que m'autorise la "fièvre".
    Ce grand et large plat qui s'offre à moi en ce début de parcours, me semble tout à fait convenir au circonstances présentes. Mon premier lancer ne fait que confirmer mon jugement, le choc dans le poignet dénote l'attaque d'une belle truite, mais malheureusement elle se décrochera aussitôt, obligeant mes lèvres à retenir quelques mots qui pourraient choquer même les oreilles d'un charretier.
    Ce plat est devenu presque interminable avec la crue, quelques minutes plus tard après plusieurs lancers infructueux, le même choc dans le poignet pour le même résultat, procure à mes lèvres un effort insurmontable pour retenir toute ma frustration.
    BRRRROOOUMMMMMBRRRROOOUMMMMM !! Dieu n'apprécie guère les jurons c'est bien connu, seulement je l'aurai cru plus clément a pardonner. A voir le volume d'eau qui s'abat sur ma tête, j'ai dû dépasser "les bornes des limites".
    TCCHHRRAAAAKTCCHHRRAAAAK !! Cette fois c'est le déluge, me voilà au beau milieu du parcours sans imperméable ni casquette restés dans la voiture bien au sec...
    Tant pis je continue un peu, au moins jusqu'au premier accès qui me permettra de rejoindre le chemin qui mène à la voiture. Sans résultats, mouillé jusqu'au os, je regagne la voiture alors que l'orage s'éloigne. On le sait tous, avant l'orage c'est très bon, pendant l'orage ça ne vaut rien et après l'orage c'est le meilleur, oui mais voilà, vous oubliez la "fièvre" et je suis donc enfin au sec sur le chemin du retour.

   

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09 avril 2009

Fini bredouille...bien venu abondance !

    Pas de réveil ce matin, j'ai le plaisir de me réveiller tranquillement à 06h15 déjeuner avec ma petite femme et assister au lever de ma "puce" de 15 mois, ce qui est toujours un grand moment et qui vaut largement de perdre quelques heures de pêche.

    Il est 07h45 quand je prends la route de la pêche, je voulais essayer l'Homol et le Luech après ces quelques pluies mais le fait de savoir que les morilles étaient sorties m'avait fait prendre le chemin de la Vis où l'année dernière j'avais eu le plaisir d'en découvrir quelques unes sur les bords de la rivière.
    Mauvaise surprise, lorsque j'arrive à mon coin du pont submersible, un pêcheur est en train de s'équiper pour descendre sur mon parcours. Je décide de monter un peu plus haut et tant pis si le parcours sera réduit. Il doit être 09h30 lorsque j'aperçois enfin la rivière, l'eau est montée et le débit m'impressionne je l'ai rarement vu aussi haute. Je me dis que c'est peut-être un bon présage vu que mes deux dernières bredouilles ici même s'étaient déroulées avec un niveau bien moins élevé et qui descendait encore.
    Je prospecte ce joli trou où malheureusement il est très rare de "toucher" un poisson, ma cuillère virevolte entre les pierres et surfe sur les différentes veines d'eau sans résultats. Aujourd'hui je décide d'alterner les techniques, je passerai de la cuillère au vairon en plastique selon la configuration de la rivière. J'attaque le courant du dessus, j'ai du mal a traverser tant le courant est fort, pourtant il n'y a que là pour passer, enfin arrivé sur l'autre rive je propulse ma cuillère en tête du courant qui lèche ce bloc de pierre installé au cœur  de la rivière. Deux tours de manivelle et le choc dans le poignet qu'on attend tous, elle n'est pas bien grosse pensais-je et le fait de l'avoir attrapée en descendant le courant ne fait qu'accentuer cette sensation,mais une fois au sec je la mesure et agréablement surpris je lis 23cm.

    La bredouille est évitée, mais la journée ne fait que commencer... Il aura donc fallut attendre ma troisième sortie sur la Vis pour enfin en prendre une. J'observe ce pool juste au dessus du pont submersible où Christophe avait pris sa première truite de la saison et où j'avais moi-même échappé une belle au vairon artificiel lors de ma dernière visite. Plusieurs truites sont dehors et je les vois foncer sur les graviers qui couvrent le lit, elles recherchent les petites bêtes du fond, je me demande si elles répondront au doux appel de ma cuillère. Après plusieurs passages infructueux j'ai la réponse à ma question et je décide de monter un vairon à fin de savoir s'il aurait plus de succès...ce ne sera pas le cas, elle fuient aussi sur son passage.

    Quelques courants plus tard je rencontre un pêcheur avec son fils qui redescend la rivière en pêchant au ver. Après un bref entretien de courtoisie avec celui-ci je décide de quitter les lieux pour un autre parcours car ils viennent de pêcher tout le haut du parcours.

    J'arrive donc à ce parcours où l'année dernière j'avais trouvé quelques morilles. En descendant sur les bords je récupère quelques asperges sauvages qui se dressent devant moi. Sur cette portion de rivière je peux observer régulièrement les truites moucher, cette journée ne déroge pas à la règle et elles sont encore quelques quatre ou cinq a gober à tue-tête.

     Le temps est en train de changer, jusqu'ici le soleil était largement dominant mais avec une vitesse extraordinaire et bien aidés par ce vent du sud-est qui se lève les nuages, font leur arrivée. Il fait maintenant bien maussade et je crains même que la pluie vienne s'inviter.

    Attention !!! mais où ai-je la tête ? ou plutôt les pieds dans ce cas précis, j'ai failli écraser ma première morille, elle est plantée là en plein milieu du chemin, dans le sable fière mais pas bien grosse. Comme bien souvent elle est accompagnée de consœurs, et sur les quelques mètres qui suivent j'en découvrirais une dizaine. Voilà qui a de quoi me ravir et c'est avec grande une motivation que je reprends la pêche.

    Est-ce possible ? premier lancer et une truitelle qui vient me dire bonjour. Avec ses 18 petits centimètres je lui autorise à rejoindre les profondeurs de la rivière. Il ne me faudra pas attendre bien longtemps avant de prendre mon deuxième poisson maillé, en effet sur la fin du parcours juste avant la cascade je prends une belle truite de 26 cm toujours à la cuillère jaune à points noirs. Au pied de la cascade entre deux nuages je décide de casser la croûte et de faire une belle photo pour immortaliser cette agréable journée que je pense à tort presque terminée.

    Il n'est que 14h30 quand je reviens à la voiture, je me pose la question de savoir si j'essaie un autre parcours que je connais ou si je prospecte en voiture les bords de la rivière pour essayer de trouver de nouveaux coins. Le deuxième choix me parait le plus intéressant, je prends donc la voiture et redescendant la route le long de la rivière sur quelques kilomètres j'aperçois un passage pour accéder à la rivière.

    En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, me voilà ré-équiper et je m'approche tranquillement de la rivière. La configuration est très intéressante, plusieurs beaux courants entre-coupés de trous, tout ce qu'il faut pour ravir les truites. D'ailleurs pour m'accueillir un beau gobage fait son apparition à la surface sur la rive opposée.

    Je lance ma  cuillère, une jaune à point rouge cette fois-ci ayant perdu l'autre, en fin de parcours précédent, dès le premiers tour de manivelle je ferre un très beau poisson et c'est une mémère de 31cm qui vient s'échouer sur la rive. OUAH ! quel accueil ! Bon ne perdons pas trop de temps, je relance aussitôt quelques 30cm plus bas au pied du rocher immergé. Pas possible !! je ferre à nouveau une autre Fario de la même taille exactement. Deux lancers et deux magnifiques Fario, quel ratio pour un parcours que je ne connaissais même pas quelques minutes plus tôt.

    Les SMS envoyés, à mon "chou" et à mes parents pour les faire saliver faut bien l'avouer, et quelques réponses plus tard du genre " tu pêches dans une pisciculture !" ou " c'est des lâchées !", oui c'est vrai je l'ai bien cherché, je passe au courant du dessus. Vous allez pas me croire, premier lancer et mon poignet prend encore une nouvelle "décharge", elle dévale le courant et se sert de la force de celui-ci pour me faire passer des sueurs froides mais ce n'est pas leur jour c'est bien le mien et ce magnifique poisson de 32cm fini aussi dans ma main.

    Quoi qu'est-ce que je fais ? oui je regarde tous les arbres qui m'entourent mais pas par amour inconsidéré de la nature mais plus pour voir s'il n'y aurait pas marqué sur une pancarte "réserve" tellement je n'en reviens pas de ce qui m'arrive. Rien de tout ça ! me voilà rassuré et je peux reprendre ma pêche. Plus rien ensuite sur les vingt prochaines minutes de pêche et l'heure du retour a sonné.

    En vue de la voiture j'aperçois un homme recroquevillé vers le sol il à l'air de chercher quelque chose par terre presque au pied de ma voiture. Il ramasse une chose que je ne peux distinguer de l'endroit où je me trouve. Je m'approche tranquillement faisant mine de ne pas l'avoir vu et celui-ci m'apercevant se relève avec hâte et change vite d'endroit. Il m'interpelle pour me demander si j'avais fait du poisson, "ouais une petite !" lui répondis-je. Je sais, c'est pas très beau de mentir mais je sais que si je lui avais demandé s'il cherchait des morilles il m'aurait répondu "pas fou gars ! y en a pas par ici !". Bien pressé de prendre la fuite en voiture il ne m'en demande pas plus et je le vois s'éloigner sur la route qui retourne au village. Une fois assez loin je me dirige vers l'endroit où je l'avais aperçu et mon instinct ne m'avait pas trompé car s'il ne reste aucune morilles, leur pieds fraichement coupés me crèvent les yeux.

    Allez en route pour la maison ! même si l'envie de faire partager ma journée aux "solides" me démange je me retiens de leur envoyer un SMS et me délecte à l'idée de les torturer sur le récit et les photos de mon blog.

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24 mars 2009

"Brocouille !" mais encourageant !

    Ce 24 Mars 2009 ressemble comme deux gouttes d'eau à mes premières sorties de l'année dernière. En effet en me remémorant mes sorties de Mars 2008, je m'aperçois que les mêmes mésaventures me sont déjà arrivées.

    J'avais décidé ce matin de pêcher au vairon manié...oui vous vous dîtes que j'avais annoncé quelques messages plus tôt que ce ne serait que pour Avril tant la récolte de ceux-ci est difficile à ce moment de la saison. Pourtant en feuilletant mon magazine de pêche, je suis tombé sur une publicité pour des vairons en plastique (Surnat) montés sur une monture à manié, il ne m'en fallut pas plus pour être séduit et en commander sur internet faute de pouvoir m'en procurer chez les détaillants du coin.

    Il est 08h45 quand mon vairon se gigote pour la première fois dans les eaux de la Vis, je l'observe virevolter entre les cailloux et m'amuse à le dandiner devant quelques caches. Vraiment je n'arrive pas à voir une différence entre mon leurre et un vrai tant la ressemblance est frappante. Pour l'instant je n'observe aucune attaque ni même un poisson suivre ce vairon factice.

    J' arrive enfin dans un virage que je sais riche en poissons, et au premier passage une très belle Fario de 28-30 cm vient taper dedans sans s'accrocher. "Victoire !" me dis-je, si cette belle s'est laissée leurrer c'est qu' effectivement ils sont très ressemblant pour les truites aussi. Je continue donc mon parcours et quelques mètres plus loin, en fin de pool, entre deux rochers, une autres "mémères" vient attaquer le vairon mais le manque d'un rien. Deuxième lancers et la truite revient à la charge, elle se prend du bout des lèvres et se détache aussitôt. Grrr !!!, je suis ravi du rendement de mes vairons mais beaucoup moins du résultat final.

    Quelques poissons vont bouger ensuite au passage du vairon mais sans l'attaquer dans les heures qui vont suivre. Il me faudra attendre midi et le coin où Chris avait attrapé sa première truite lors de notre sortie précédente pour sentir mon troisième poisson. Si j'ai commencé ce plat à la cuillère, c'est parce que juste avant, dans les courants qui lèchent ces gros cailloux, deux beaux poissons ont suivi mon vairon plusieurs fois sans "taper" dedans et c'est pourquoi j'ai décidé de les tenter à la cuillère mais sans plus de réussite.

    Aussi, je me suis dit que si Chris avait sortit cette Fario ici avec une Mepp's blanche à point rouge, je devait bien être capable d'en faire autant ? Eh bien après plusieurs passages infructueux, j'eus la réponse à ma question. Oui, oh ça va ! ne frime pas trop toi Chris, je te vois avec ton petit sourire narquois ! Bref, je décide de remettre mon vairon et de refaire quelques lancers, mais sur le premier je prends une "décharge" dans le poignet qui me laisse sur le c.., je la vois se retourner sur mon vairon, j'aperçois son gros ventre jaune, la canne plie, le moulinet grince et... le silence absolue, elle s'est décrochée, même les oiseaux se sont arrêter de chanter, il ne reste qu'un coup de vent violent pour balayer mon désespoir.

    Je décide de changer de parcours et redescend en voiture jusqu'au pont du village précédent. En ayant aperçu d'en haut une truite se promenant sur le plat que je surplombe, je prends milles précautions pour m'en approcher en silence. Les pas sont des plus légers et j'évite même d'écraser les branchettes qui jonchent le sol, un petit coup d'œil en direction de l'eau et...Craaaak !!! Brrrrouuum !!! Bouuum ! la chute la plus spectaculaire et bruyante de ma carrière de pêcheur vient d'anéantir tout le coup. Étalé comme une crêpe sur le sol, je me demande comment j'ai pu réaliser ce vol plané sans me faire le moindre bobo.

    Chuuut ! quelques mètres plus haut, distance bien minimum pour être sûr de ne pas avoir été entendu, je m'approche du bord et là ! juste devant moi, à quelques mètres sur la bordure j'aperçois une "autochtone", un poisson qui doit faire dans les 50cm minimum, elle est immobile et semble bien détendue pour une truite de sa taille si proche du bord. Je peux compter les points sur sa robe tellement elle se trouve dans peu d'eau et à quelques centimètres maintenant de moi. Mais je comprends vite pourquoi cette vieille est si "relax", en effet ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace, en observant la végétation qui m'entoure je ne peux qu'en conclure qu'elle est inattaquable. Les branches d'un arbre en recouvrent l'endroit et effleurent la surface ne laissant aucun espace pour tenter le moindre lancer que ce soit par en dessous ou en dessus. J'ai tenté le tout pour le tout, mais en m'approchant, même à genoux, elle finit par me voir et prend ses quartiers.

    J'observe sur ce parcours plusieurs poissons moucher sur de petits éphémères gris. Je continue mon parcours et quelques instants plus tard, juste devant mes pieds, bronzant au soleil un magnifique lézard vert prends la pose. Plus haut sur un pool que je connais bien, je décroche de nouveau une belle Fario de 25cm environ.

    La cascade marquant la fin du parcours est devant mes yeux et ne me sera d'aucun secour pour sauver la bredouille. Il est 16h, et il est bien temps de rentrer décu par le scénario de la journée mais heureux du pouvoir d'attraction de mes nouveaux vairons. Décidément "le plastique c'est fantastique !"

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20 mars 2009

Sauvage ou pas ?

    En ce 19 Mars, pour cette deuxième partie de pêche à la truite de l'année, je me suis fait accompagner de Tit et nous avons décidé de tenter notre chance sur l'Homol, belle rivière cévenole. Ce matin nous sommes partis moins tôt et il est 08h45 quand nous trempons le fil pour la première fois.
    A peine sommes nous arrivés que le spectacle qui s'offrent à nous est triste et inquiétant. Le niveau de l'eau est extrêmement bas, comme en plein été, de plus les rives ont subi les crues de cet hiver et le passage des fermiers du coin qui ont tronçonné tout ce qui restait de végétation à peu près debout.
    Tout cela ne me met pas en confiance et les premières heures de pêche confirment mon ressentiment. Nous peignons pourtant tous les courants avec application mais dame Fario ne daigne montrer le bout de son nez.
Surprise !!! une petite mouchetée de 20 cm vient de prendre la cuillère de Tit, enfin il était temps après deux heures de pêche. Dans les dix minutes qui suivent j'essuie deux ratés, serait-ce le réveil des truites ?
    Il doit être environ 10h50 quand ma première Fario de l'année vient finir sa course dans mes mains. Elle mesure aussi 20cm comme celle de Tit et bien qu'elle soit maillée elle subira le même sort que sa consœur à savoir un relâché des plus princier. Nous continuons notre pêche jusqu'à 13h00,heure à laquelle la faim se fait ressentir. Pendant le casse-croute nous décidons au vu des conditions de changer de parcours et nous choisissons le Luech.

   13h45, nous voilà au bord du Luech, très belle rivière mais mes deux compères ont déjà essayé ce parcours sans jamais sortir un poisson, quel challenge !!! Il n'en faut pas plus pour me motiver et après seulement quinze minutes je sors une Fario de 23cm à la robe délicieuse.

     Tit et moi aussi je dois bien le reconnaître, n'en croit pas ses yeux, enfin on sait qu'il y en a ici. Vingt minutes plus tard, dans un courant magnifique je sens et j'aperçois une truite taper dans ma cuillère deux fois lors du même lancer. "Elle me semblait belle celle-là" dis je à Tit. OH !! deuxième attaque après deux lancers mais toujours pas piquée, je retente ma chance ne sait on jamais ! Troisième lancer et troisième attaque pour le même résultat, je n'en crois pas mes yeux. "Je l'ai !, elle prends le courant !!!" Tit arrive en courant et en oublie de filmer (tant mieux car la bataille est rude et la glissade des plus honteuse), je m'en sors comme je peux et met au sec une truite fario de 35cm. Sa robe est différente, et malgrès le fait qu'elle ne soit pas abimée, nous nous posons la question au vu du déroulement de ses différentes attaques de savoir si c'est une vrai sauvage.

    Alors que nous continuons à nous poser la question, Tit fait suivre un autre poisson et sur le deuxième lancer ferre une très belle Fario de 33cm. Cette fois-ci ça fait beaucoup, si nous sommes sûr que la première est bien une vrai sauvage la question se pose sur les deux autres. Nous poserons la question au père de Chris dont l'APPMA dans laquelle il est bénévole, s'occupe de ce parcours.

    16h00 il est temps de rentrer, les jambes sont lourdes et avec la chaleur en plus, les cuissardes une torture.

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16 mars 2009

"Brocouille !" comme on dit dans le Bouchonnois.

    Bip bip bip !! hou là, 04h du matin ce 16 Mars, la sonnerie de mon portable me sort d'un sommeil court et agité. La nuit précédent la première sortie pêche à la truite est toujours aussi mauvaise en raison, sûrement, du degré d'excitation qui est le mien. Le rendez-vous chez Christophe est prévu pour 05h15 donc il ne faut pas trainer, heureusement j'avais tout préparé la veille, je n'ai plus qu'à sauter dans mon slip et boire une rasade de jus de fruit.
    Me voilà chez Chris, il fini son café et nous prenons la route car notre spécialiste de l'heure légale, Tit, nous a bien précisé que nous pouvions commencer a pêcher à 06h33 exactement. C'est l'heure pile où mon Rapala et la cuillère de Chris transperce l'eau pour la première fois de 2009.
    Nous sommes sur la Vis, qu'elle rivière magnifique, l'eau est claire comme d'habitude mais très haute, pas étonnant vu cet hiver long et rude que nous avons subi.

    Les premiers lancers s'enchainent et l'on voit que nous n'avons pas pêcher depuis un bon moment tant ceux-ci sont maladroit. Une panoplie de leurres vont se perdre dans la végétation et les méandres de la rivière...
   Nous observons quelques poissons qui suivent nos leurres mais aucune attaque pour l'instant.
    Il est 09h15 quand arrivant sur un grand plat nous repérons deux poissons en place. Une fois de plus après un lancer satisfaisant mais une conduite plus qu' aléatoire je me retrouve accroché au pied du pont. Je laisse la place à Chris avant d'aller décrocher pour ne pas effrayer ces belles. Après plusieurs poursuites de sa cuillère, enfin une belle Fario de 25cm s'accroche. Un vrai bonheur de la regarder sous toutes ses coutures et un peu de baume au cœur et de motivation pour continuer.
    Deux mètres plus haut je repère une belle truite posté qui n'attend que ma cuillère. Où sont passés mes Rapala ? dans l'eau ou quelques branches.... Un lancer très compliqué du fait de la végétation qui m'entoure et qui déborde sur la rivière, je tente quand même ma chance la cuillère tombe exactement où je veux, seul hic, le fil pendouille d'une branche, je regarde ma cuillère travailler sous le nez de la truite et celle-ci foncer dessus... oui mais voilà au moment où elle va se jeter dessus, la cuillère remonte à la surface à cause du fil qui est toujours accroché à la branche. Mer..de mer.. elle était belle celle-là pourtant.
    Nous finissons ce parcours vers 13h et décidons comme il nous reste du temps, d'aller essayer un autre parcours tout en essuyant par sms les railleries de Tit sur mes résultats. Sur celui-ci nous observons des poissons impressionnants de part leur taille mais nous n'arrivons pas à les faire prendre. Je suis au bout du parcours et la cascade marquant la limite ne m'offre rien de plus qu'un paysage magnifique. Chris me rejoint et me dit "je vais humidifier mon chiffon qui protège la truite". Mais... mais... mais... il y en a deux ???!!!! ce rigolo venait d'attraper une magnifique truite de 30cm et se délectait de la surprise qui pouvait se lire sur mon visage.

    Voilà une belle journée qui se termine avec un temps magnifique, un bon résultat pour Chris et une bredouille pour moi...

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05 mars 2009

Ce sera au Rapala !

    Après mûres réflexions, j'ai décidé de faire l'ouverture au poisson nageur (Rapala ou autres). En effet puisque cette année la résolution est de faire des poissons trophées, je me suis posé la question de savoir quel est la meilleure technique pour y arriver.
    Vous allez me dire pourquoi pas le vairon ? voilà la technique qui a faillit être reine mais après avoir fait plusieurs ouvertures avec des pêcheurs aguerrit à celle-ci je me suis rendu compte comme il était difficile de s'en procurer dans la rivière début Mars. Aussi le Rapala fera plus que bien l'affaire en attendant début Avril ou les vairons deviennent facilement repérables et abondants.
    Allez souhaitez moi bonne chance car la date fatidique s'approche et les mains et les jambes sont parcourues de fourmis...

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30 janvier 2009

2009 l'année des records ?

    Voilà une nouvelle année qui commence et on se demande tous si elle sera meilleure ou moins bonne que la précédente.

    J'ai décidé comme bonne résolution cette année, de me concentrer sur la taille des poissons capturés et moins sur le nombre. C'est ainsi que faisant un récapitulatif rapide des différents poissons péchés je me suis fait une liste des trophées a battre.

  1. Brochet : 67 cm (Cuillère vaironnée)
  2. Loup : 65 cm - 5,1kg (Rapala vert eau 9cm)
  3. Perche : 32 cm (Cuillère vaironnée)
  4. Truite : 42 cm - 850grammes (Sauterelle)
  5. Sandre : 40cm (Sandra blanc)

    Des records, je le reconnais très modestes, mais qui ont l'avantage de pouvoir être battus...

    Les autochtones n'ont qu'a bien se tenir car ils vont sentir le souffle de mes leurres.

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04 décembre 2008

On aurait du prendre un voilier....

    Ah ce 24 Novembre 2008, on l'attendait impatiemment. Non pas ce lundi spécialement mais parce qu'il correspond à notre première sortie en barque de l'année, je sais il était temps vous allez me dire, promis l'année prochaine on s'y prendra plus tôt.
    Il est 08h10 quand Tit passe me prendre au pied de l'immeuble, nous prenons la direction de la maison de son beau-père où nous attend la barque tant désirée. La voilà chargée et bien attachée, vite on fonce sur Comps.
    Il est 09h30 quand nous montons sur la barque, croyez moi il ne fait pas chaud face à ce mistral violent qui nous cingle le visage. Vas y Tit mets la "gomme" que l'on fonce sur la berge d'en face à l'abri du vent...Euh c'est normal là le bruit ? On a pas avancé d'un mètre..."je suis à fond !" qu'il me dit, je crois même qu'on a reculé... Souci le moteur ne tourne pas, problème de batterie sûrement. Il va falloir se retrousser les manches et ramer.
     Le moteur se met a fonctionner mais très faiblement cela nous aidera quand même. Demi-heure plus  tard nous arrivons sur le coin en tête de parcours et commençons à pêcher mais le vent nous ramène très vite sur l'autre berge et nous pêchons très difficilement. Plutôt que dériver nous décidons de nous caler sur des coins abrités et prospecter chirurgicalement les postes. Les premiers lancers ne donnent rien et nous invitent a changer de leurres.
    Il est 11h15 environ lorsque je ferre notre premier poisson, il n'est pas énorme mais ce jolie petit brochet de 42 cm nous met du baume au coeur. Après une bonne heure de pêche en plus sans résultat nous décidons de redescendre la rivière et de trouver un bon coin où nous pourrons nous amarrer pour manger et caler deux vifs en attendant.
    Toutes les victuailles englouties nous reprenons la pêche mais le vent est de plus en plus violent et il devient quasiment impossible de pêcher, la digestion sera facile car nous nous mettons à ramer comme des fous puisque ce foutu moteur a decidé de nous lâcher complètement. Nous essaierons encore quelques lancers une fois revenu à l'abri du vent mais aucun poisson ne viendra récompenser nos efforts.
    Il est 16h environ quand nous décidons de rentrer, facile car nous allons dans le sens du vent ouf ! Dommage que la technique nous ait abandonnée car nous aurions sûrement pu faire une meilleure pêche mais la journée reste un très bon souvenir et j'attends avec impatience la prochaine!

Posté par bilboc30 à 20:58 - Pêche des carnassiers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2008

Qu'elle belle fermeture !!

    Je décidais en ce 18.09.08 de tenter une dernière fois ma chance à la truite pour cette saison qui se clôture dimanche.
    Oui mais j'ai aussi envie d'aller faire un tour aux champignons ! quel dilemme ! Au diable l'avarice je ferai les deux.
    Me voilà dans mes bois de l'aigoual, il est 09h30 et la température est douce pour l'altitude, le ciel est voilé mais laisse apparaitre quelques rayons de soleil. Dès les premiers pas je m'aperçois que la terre est sèche, le manque d'eau est cruel et ce n'est pas le petit ruisseau presque à sec qui me dira le contraire.Tant pis on va quand même se promener et on verra bien.

    Le premier coin ne donne rien,je me dirige alors vers un autre où je sais qu'on y trouve aussi des girolles autour d'un gros rocher. Je n'aurai pas fais le voyage pour rien car effectivement sur mon rocher moussu que vois-je une girolle ! oui je sais on a pas encore fait l'omelette... rien d'autre, je file sur un troisième coin que je sais plus humide, sur la bordure, dans une motte qui est là ? et oui un beau cèpe tout frais ! Qu'elle joie je ne pensais pas en trouver car il est tôt dans la saison et les conditions ne sont pas favorable. Je décide donc de jeter un coup d'oeil autour et quelques mètres plus loin je trouve son cousin. Je vais chercher ainsi jusqu'à 11h30 mais sans résultats. La faim se fait sentir et j'avale rapidement mes sandwichs car maintenant il est temps de se consacrer à dame Fario !

    Je me retrouve au bord de la vis vers les 13h00 et commence ma partie avec un petit rapala imitation vairon. C'est la première fois que je l'essaie et je le trouve très intéressant de part sa nage. Je m'amuse à l'animer comme un vairon manié presque dans mes pieds devant un gros rocher ... un éclair noir jaillit de dessous et vient taper avec sa queue sur mon rapala ! la belle Fario devait bien faire 30cm, elle ne ressortira pas malgré mes différentes tentatives. Confiant après cette aventure je continue a remonter la rivière, quelques lancés plus tard une seconde belle Fario suit mon rapala mais sans attaque. Je vais ainsi, en l'espace de 25 minutes faire suivre quelques 5 truites toutes de belle taille mais sans aucune attaque. Un peu dépité je décide de changer de leurre et monte à la place une cuillère vaironnée. Dès les premiers lancés je m'aperçois que le résultat est le même, elles suivent mais ne veulent pas prendre le leurre. Je décide donc de mettre la taille en dessous et monte une mepp's classique jaune à point rouge de taille 2. Au premier lancé une truitelle d'une vingtaine de centimètre la suit ...

    Me voilà déjà à la fin du parcours, je sais que ce secteur est riche en belle Fario mais il est très difficile d'en toucher une de part la configuration des postes. Bien camouflé derrière les branches (qui ne manquent pas) je propulse ma cuillère vers l'avant dans ce courant profond créé par de gros blocs rocheux plantés au milieu de l'eau. La cuillère au contact de l'eau se met a valser et sur mes premiers tours de manivelles je ressens une belle attaque, elle démarre, descend le courant et essaie de se caler sous un bloc, par chance j'évite de me prendre dans les branches qui m'entourent et de force la ramène sur le bord. Ça y est enfin une ! mais qu'elle est belle toute noire sur le dos et bien jaune sous le ventre, elle mesure 30 cm et est bien grasse vraiment un jolie poisson. Il ne me reste maintenant plus qu'un petit courant sous le pont submersible et ce sera la fin du parcours. Avec impatience je lance ma cuillère sur la rive opposée léchée par le courant et là encore il ne faut pas attendre pour que je ressente une autre truite au bout du fil. Elle ne mesure que 22,8 cm et je la remet à l'eau avec toute les précautions qu'elle mérite.

    De retour à la voiture,des images plein les yeux de ces grosses toutes dehors, je décide d'envoyer un texto à ma chèrie pour essayer de "gratter" quelques minutes de pêche en plus. FORMIDABLE !! j'ai l'autorisation de rester ! (je n'avais pas encore enlevé les cuissardes au cas où lol ) et me voilà au volant pour aller sur un autre bon parcours un peu plus bas.

    En arrivant au bord de l'eau je me demande si ici aussi les belles truites sont dehors. Je n'ai qu'à me pencher pour être rassuré, effectivement juste au bord sous mes yeux deux belles Fario d'une trentaine de centimètres progressent sous la surface. Le début du parcours est composé d'un très grand plat peu profond puis d'un mètre environ sur la tête. Dans ces grands plats j'aperçois des truites qui se promènent et fouillent sur le fond ( sûrement à la recherche de petits escargots d'eau que je retrouveraient en plusieurs tailles dans l'estomac des truites lors de leur autopsie ), mais lorsque ma cuillère perfore la surface elles filent toutes dorsales dehors vers leurs caches. Me voilà sur un très beau courant et dès le deuxième lancer je ferre un très beau poisson, elle mesure 28 cm et elle aussi est toute noire. Ravi de ma sortie je fini le parcours avec encore deux belles truites de 25 et 23. Cette fois-ci le parcours est fini et la journée aussi,il ne me reste plus qu'à immortaliser cette journée et rentrer voir mes chéries.

Posté par bilboc30 à 11:08 - Pêche de la truite - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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